vendredi 19 mai 2017

Je vais..

je vais, je viens aussi, je m'égare sur les dunes rosées de ton corps de sable chaud. Je me gorge du miel moiré de tes lèvres. j'hésite à tes non-dits, à tes mots diaphanes. Je te picore, te goute, je deviens vent chaud, caresse tendre, le frôlement mouillé de tes sucs si tendres.
je vole à ton sommeil, en secousses brûlantes, je me noie dans ton ventre, jaillis puis ressuscite au fond de tes yeux sombres. Tu me repousses, tu m'attires, je te lèche, te mords, glisse sous tes paupières. Ta langue coule en moi, ta bouche me salive et m'aspire. Je deviens ivre. Je sombre à tes murmures. Tu gémis, tu rugis, bats des ailes, des jambes, tu t'envoles et je tremble.

mercredi 3 mai 2017

Tu es ma part manquante



Enfin, tirer jusqu’au bout le fils délicat de tes pudeurs humides...
Tu es ma part manquante, cet autre moi de chair, d’attente. Je t’aime à petites gorgées, à grandes enjambées. Je lape tes fragrances mouillées, je me gorge de tes rivières, me saoule de toi. Je fends tes rivages écumants, je m’ancre à tes flots sombres et lumineux.    
je divague, me noie, me perds, à tes terres fertiles. Lorsque tu plies, ploies, te courbes, enfin te cambres, je ressuscite et meurs, en phénix vibrant. Te voilà métronome, balancier si charmant de ma chair captive. Je suis le tempo lent, l’ivresse irréductible, ton été, ton printemps, ta saison immobile.

mercredi 5 avril 2017

Vespérale

D'aubes noires en nuit blanches, j'errais,
J'allais comme un zombie, à vos réminiscences,
A la sombre douceur, à vos tendres fragrances, j'allais !

Vous étiez vespérale, tendre à la tombée du jour,
Élégante toujours, corsetée de silence,
Ôtant dans la pénombre, vos velours d'attente.

Robe noire, blanche ou bleue qui glissait sur tes hanches,
En vague lumineuse, à la peau impatiente,
Nos âmes se frôlaient en arabesques lentes.

lundi 3 avril 2017

Menteuse

J'avais l'âme rugueuse, le cœur gourd, endormi.
Perdu aux cotillons de cette vie trompeuse,
Je dessinais des cercles, des volutes fiévreuses,
D'invisibles désirs, d'éphémères conquêtes.

Le soir est rougeoyant et les aubes sont blêmes,
En secondes hypnotiques, en éloges funèbres,
Les jours sont passés dans leur manteau de terre.

Ça n'est que dans les films que la fin est heureuse,
Il m'a fallu du temps, tant de paroles creuses,
Pour comprendre enfin que la vie est menteuse.

jeudi 23 mars 2017

J’ai pris de l’âge



J’ai pris de l’âge aussi, mais je dois l’avouer,
C’est en prenant des ans que les femmes sont belles.

Vous avez pris des rides et la chair est moins ferme,
Vos seins chauds sont plus lourds, cachés sous la dentelle,
Mais je vous aime ainsi, fragiles et cruelles.
Habiles à nous séduire, en chair capiteuse,
Nous offrant vos blessures et vos courbes soyeuses.
Votre jeunesse est là, glissée sous vos yeux clos,
Tour à tour amantes, ou femelles  amoureuses,
Vous êtes l’éternel, ce désir fiévreux,
Ce rouge à vos lèvres, cette soie noire qui crisse,
Lorsque nos mains s’égarent, deviennent les complices,
Sans remord, sans regret, en fragrances lascives,
Vous nous rendez heureux, impatients de vous suivre.

mercredi 22 mars 2017

Belle

Dieu ! Que vous fûtes belle,
Les yeux clos, cherchant l'air,
En route vers le ciel.
Et moi, en voyeur si heureux,
Vous regardant flotter au voyage charnel.
Emmenez moi là bas,
Faites-moi le complice de ce vol soyeux,
Au monde merveilleux donc je brise la gangue,
Laissez-moi, je vous prie, devenir passager,
au plaisir qui tangue.
Du silence des mots, apprenez moi la langue.

Palpitez moi…

Palpitez moi…
Laissez frapper le sang aux tréfonds de ma chair,
Cœur cognant, âme ivre.
Devenez l'abandon, le souffle où je dérive,
Mille et une façons de vous appartenir.

samedi 11 février 2017

Je sais

Je sais…
Toi, moi nous, je sais tout.
Les courbes, les parfums, les regards que l'on guette,
Les désirs que l'on tait, les fragrances secrètes,
Offerte, désirée, cachée et découverte.
Toi, moi, nous et le temps qui nous reste,
Le frôlement soyeux de vos lèvres entrouvertes,
La caresse des yeux, lorsque l'âme halète,
Mes doigts en amoureux sous ta peau de dentelle,
Visiteur silencieux de vos monts et merveilles.
Je sais tout et j'ignore,
Vos petits jours fripés, vos aubes, vos aurores,
Vos regrets, vos remords,
Le rimmel qui coule, vos rires, vos absences,
Le grand lit est défait, désert, inutile.
J'ignore et je le sais.

lundi 30 janvier 2017

Renaissance

Tes vagues, ton écume,
Et ta houle impatiente.
C'est le grondement sourd
Qui déchire ton ventre.
Le sang lourd, puissant,
Qui frappe à tes tempes.
Cet au-delà qui vient,
Qui s'accroche à tes hanches.
Le plaisir qui s'en vient,
Toutes sirènes hurlantes,
Se fondre à ta chair,
Comme une renaissance.

Seisme

Longue nuit, épaisse, chaotique,
Quand nos bouches se cherchent, se dérobent, s'évitent,
se mordent, s'entrechoquent, lentement et trop vite.
Lorsque les mains halètent, s'emmêlent et puis hésitent.
Frémissements de peau où la chair se hérisse,
au souffle des baisers lorsque l'âme palpite.

Tumultueux torrent de secousses sismiques,
de ce long tremblement où les corps oscillent,
le plaisir qui augmente, aux nouvelles répliques,
nous laisse épuisés au bord d'un précipice.

vendredi 9 décembre 2016

Tes yeux,


J'ai bu tes yeux, baisé tes larmes,
Serré si fort ton corps de femme,
Baisé tes seins, frôlé ton âme.
Photo Irma haselberger

mercredi 30 novembre 2016

Insomniaque

Le désir insomniaque,
quand l'âme au bord des lèvres, s'envole en gémissant,
que le cœur haletant tambourine à ta porte,
glisse au peignoir de soie,
tout de toi, tout émoi,
vacille et puis m'emporte.

Tu rends ma peau heureuse,
en caresses aériennes, en frôlements fiévreux.
Belle fête païenne dont je deviens le roi,
déesse amoureuse, aime du bout des doigts.

vendredi 4 novembre 2016

Toi, moi, nous

Toi, moi, nous,
Nos ombres titubantes à l'envie, au désir,
la pluie comme un verni aux pavés centenaires.
Puis la bouche béante d'une porte cochère,
balustrade de bois et odeur d'encaustique.

Laisser aller mes doigts au nylon de ta cuisse,
sentir nos égos, se fondre, se dissoudre.
Ton ciré entrouvert, dessine un nouveau monde,
quand nos chairs se heurtent, s'emmêlent, se découvrent
à nos ventres haletants, si pressés d'en découdre.

L'oubli en un instant, le corps perd la tête,
enfin mordre ta bouche en tendres mots d'amour,
et conserver ta main pour reprendre la route.

Peinture Pascale Taurua

mercredi 19 octobre 2016

Winter is coming

Les craquements du silence,
Le grincement de l'air froid sous la porte,
La lumière qui hésite, s'égare, se fendille,
Puis se glisse aux murs vides,
À la chambre livide.

A ma montre, immobiles les heures tournent en rond,
Hésitent, puis cliquètent, se perdent au plafond.
Le cendrier s'étouffe au corps des cigarettes.
J'ai bu tous les verres vides et respiré l'absence.

L'hiver va venir,
En reproches muets, en songes inutiles,
Conjuguer au présent des futurs imparfaits,
Recouvrir les toujours par de sombres jamais.

dimanche 2 octobre 2016

La robe tombe (Tryptique)

Ah…Vous aimer Madame,
De dos, de face et de profil.
Ardent, devenir fou, presque fébrile.
Baiser, baiser vos mains,
Puis m'enhardir, aller plus loin,
Des escarpins jusqu'à la nuque,
En lignes droites, en courbes sombres,
vos bas de soie, la mer profonde.
Frôlement doux, corps en émoi,
la robe tombe…
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La robe tombe,
Enfin...
Et Vous voilà, Madame,
En parure de peau, en étreinte animale,
Pendule oscillant entre le bien, le mâle.
Rondeurs enchevêtrées, sans aucun artifice,
la soie noire à vos cuisses comme un compte à rebours.
Ces senteurs poivrées où le désir se glisse,
Face à face vibrant ou l'envie se hérisse,
S'élance, disparait à d'émouvants velours
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Elle remet sa robe,
Et ses bas de soie noire.
Un peu de rouge aux lèvres et du noir sur les yeux.
Dehors l'aube se lève, coule dans ses cheveux,
Ses hauts talons résonnent aux lames du plancher,
Las, le grand lit frissonne de devoir la quitter.
Je vous en prie Madame, juste un dernier baiser,
à vos feux, à vos flammes laissez-moi haleter,
encore un peu de vous, une dernière ivresse...

Mais...vous partez Madame ?

Existence

Je n'ai jamais aimé les roses sans épine
et les fruit vénéneux sont souvent les plus beaux.
C'est juste oser le faire et à la fin le dire,
le plus sombre de vous, le noir, le secret,
votre face cachée me séduisent et m'attirent.
Ce sont vos repentirs en rouge cicatrices,
vos rides de silences, le brulot de vos nuit
et tous vos jours d'absence,
qui redonnent à la vie le gout de l'existence.

dimanche 28 août 2016

Gourmander

Vous gourmander Madame,
être sucré, salé, ou piment d'Espelette.
Vous gourmander sans cesse,
découvrir le gout et toutes les saveurs,
de vos mets délicats, de vos mille senteurs.
Vous gourmander enfin de toutes les manières,
une bouchée de vous, c'est mon palais qui chante,
vous offrez tour à tour ce miel, ces épices,
ces brûlantes liqueurs, ce zeste de fraicheur.
Vous gourmander Madame,
être affamé de tout, vous gourmander le cœur.

jeudi 25 août 2016

Vous fûtes...



Vous fûtes, vous serez,
mon erreur la plus tendre.

Quand le diable m'emporte,
me dépose haletant au mitant de vos songes,
au triangle de brume, ivre de vos écumes,
prêt à tout vous donner, ivre de tout vous prendre.
Mon âme s'engourdit à vos folles fragrances,
à vos divins nectars, comme une renaissance.

Je n'ai pas oublié,
je vous ai gardé là ! Sur le bout de la langue…

mardi 23 août 2016

Madone rebelle

Il suffisait d'un rien,
d'un filet de lumière évadé des persiennes,
de la chair estompée aux couleurs de poussière.
Lorsque les yeux mis clos posés sur le silence,
vos lèvres entrouvertes s'essoufflaient à l'attente.
La veine à votre cou, le cœur qui cadence.
Vous restiez là, muette,
à regarder mes mains entrouvrir le corsage.
En battements de peau, en caresses inquiètes,
cet abandon à l'autre, cette fleur périssable,
nous buvions le plaisir à même ce mirage.

Mais les ans ont filé au vide impénétrable
pourtant, j'aurai aimé, jusqu'à la dernière page,
vos regards lumineux et vos sombres absences,
vos frôlements soyeux de madone rebelle.

dimanche 21 août 2016

Je vous hais!

Je vous hais mon amour !
de toutes les manières.
J'exècre vos grands yeux , vos courbes sensuelles,
vos seins chauds, parfumés, ce bassin qui s'avance,
laissez-moi vous le dire, tout cela m'indiffère !

Je ne poserai pas mes mains folles à vos hanches,
ma bouche n'ira pas,
boire les soubresauts qui hurlent à votre ventre.
Je serai silencieux, lèvres closes à l'attente,
indifférent à tout, sans esprit de revanche.

Je ne dirai jamais le moindre frôlement,
ce souffle à votre cou, ce frisson de la chair,
je ne serai qu'absent, de toutes les manières.
Je vous hais mon amour, si désespérément !

vendredi 19 août 2016

Au retour de l'automne

Le ciel a mal dormi,
il a les yeux gonflés, des cernes de nuages.
C'est la pluie gouttes à gouttes, qui glisse sur les vitres,
tic-tac silencieux qui scintille au brouillard.

Elle oscille muette, le front à la fenêtre,
pose ses mains à plat sur le verre qui claque.
La tête qui s'incline, caresse l'aube pale,
La lumière qui coule à la nuque, aux épaules,
en désir diaphane à la peau qui frissonne.

Le jour hésite encore, s'invite à la pénombre,
dessine contre ses courbes, offre le galbe aux ombres.
De reflets en reliefs, la chair, le grain de peau,
s'illuminent, s'égarent, songent et vagabondent.

C'est là, vacillante et nue, aux formes indécises,
femme entraperçue, seule au rideau d'ennui,
au coucher de la nuit, au retour de l'automne.

jeudi 11 août 2016

JACK DANIEL'S

J'ai fini le bourbon et j'ai mal à la tête,
les murs qui tournent en rond autour des fenêtres.
L'aube a rejoint la nuit, tourbillonne insoumise,
même la rue titube à cette valse grise.

Elle se déshabille, dit qu'elle a mal aux pieds
s'affale sur le lit, disparait sous la couette.
Je reste là, assis, muet, à regarder
la belle disparue sous l'aurore de plumes.

L'odeur du café noir qui fuit de la cuisine,
le verre d'eau qui pétille autour de l'aspirine.
Petit matin frileux qui frissonne amoureux
oscille hésitant, heureux ou malheureux.
J'aurais pu, j'aurais dû, mais je n'ai jamais su.

mercredi 10 août 2016

FINALEMENT

Finalement,
Je préfère vos vices à toutes vos vertus,
Je vous aime lascive, rebelle et ténébreuse.
Dans le divan profond vos courbes capiteuses,
le cri sourd de la chair en gouttes de cristal,
jours et nuits haletants au désir infernal.

Jambes et cuisses nouées en vibrant attelage,
Vous aimez me tenter, murmurer des mirages,
agiter la vertu, la rendre désirable,
la laisser se cacher en dessous de soie noire.

Lèvres rouges entrouvertes, où le plaisir disserte,
en baisers venimeux, en caresses alertes,
hérétique soumise ou diablesse experte,
vous êtes ce grand soir ou je perds la tête.

mardi 2 août 2016

ROAD

Dans le cerveau c'est canicule !
Le silence brûlant qui cogne sur les tempes,
long voyage immobile qui se fige à l'attente.
Quand le jour et la nuit, se mêlent, se confondent,
que l'âme est en surchauffe, hésite, vagabonde,
les larmes se dessèchent au fourreau des paupières.

Dehors la vie défile aux rubans de bitume,
sur l'asphalte brillant, les heures une à une,
alourdissent le dos et raidissent la nuque.
La radio en sourdine bafouille des nouvelles,
le pare-brise clignote au choc des insectes.

Le dernier kilomètre, corps gourd et bouche sèche,
le grand parc désert, lumières à la fenêtre.
Pas crissant au gravier pour mourir ou renaître.

mardi 26 juillet 2016

Agonie



Je ne saurai que vous, étonnante vestale!
Déesse apprivoisée, agrippée à la marge,
ce souffle, ce soupir, ce désir insatiable,
ce livre déchiré à la première page.

Vos pourpres, vos grenats, vos nacres en cascades,
Vos roses et vos rouges, vos lèvres écarlates.
Tous ces velours profonds à l'infernale ronde,
tous vos ocres de chair, vos fragrances en mirage.

Je ne saurai que vous à l'impatience sage,
le soleil brûlant caché sous les nuages,
la courbe des instants, l'agonie douce et lente.

Sous vos dentelles nues, le diable fait ripaille.