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Affichage des articles du juin, 2010

SANGRE

J'ai bu le vin noir dans ton verre. Gitane maléfique. Mêlé mon sang au tien. Mon amour d'arsenic
J'ai bu à ton calice, le cœur en équilibre, entre mourir et vivre, cet ultime délice. Et puis je t'ai perdu. A l'aurore disparue.

ARNAQUE

Il est si loin le temps, j’étais jeune insouciant.
Courageux et ardent, c’était il y a longtemps.
J’avais un idéal, mais que suis à présent.
Sinistre carnaval, un père ou un enfant.
Un homme, un survivant, je ne sais plus vraiment.
Que puis-je encore donner, croire et espérer.
Il faudra bien trancher, un par un tous les liens
Puissant et aérien, l’amour est un poison.
Il m’habite entier, il est une prison.
J’ai tant besoin d’air pur, je connais le futur.
Je connais les humains, les ans me l’ont appris.
Tout ça ne mène à rien, bref passage ici.
Et après et demain, où sombre le destin.
Long voyage inutile, grande horloge servile.
Un monde à feu, à sang, égoïste survie.
Une vie à crédit, un ultime sursis.
A quoi bon commencer, ce qui déjà fini.
Être vivant ou mort, qu’elle est la différence.
Une chose je sais, elle se nomme impuissance.

ALCAZAR

Nuit noire et d'amertume, le diable rôde sous la lune. Aux ruines de Tolède,
Boire l'enfer de A à Z
La mort hurle au hasard.
dans le grand alcazar.
Combats sanglants de Teruel, Guerre civile et  cruelle. les années sont passées, les fantômes oubliés. Mon âme est de là bas, elle est morte au combat. Coule encore dans mes veines, le poison de la peine.

SUEUR

Le crépuscule multicolore, comme un fourreau à tes yeux d'or. Dans le jour brûlant qui se meurt, Je suis la goutte de sueur, scintillante et salée, comme un de tes baisers. Je glisse sur ton front, me repose à ta bouche. Avant d'aller enfin, finir sur ton cœur.

MOUSSON

Tu es, saison des pluies, qui me ramène vers la vie. Mon arc en ciel brisé, déchirant les ténèbres Insecte halluciné, je m'accroche à tes lèvres.