lundi 24 mai 2010

AMARANTE


Tu es froide et brûlante,
ennemie ou amante.
Le matin je déchante,
venimeuse, attirante,
le soir, si attirante.
Tu te moque, me tente,
tes lèvres d'amarante,
me racontent l'attente.
Bien que déjà partie,
elle est là, bien présente.
Moi je suis l'insomnie.

ARABESQUE

Quand le soleil se couche,
les dunes du grand erg,
c'est l'horizon qui danse.
Entre sable brûlant
et glaciales étoiles.
Paisible et solitaire,
il est assit parterre.
Bouillant thé à la menthe,
alors le désert chante.
A ses pieds écorchés,
s'accroche le Adrar.
Chaleur du Tanezrouft,
oubliés tous les doutes.
Tout était si tranquille,
elle a croisée ma route,
arabesque mortelle,
ondoyant sur le sable,
brune vipère à cornes.
Le désert n'est plus,
qu'un géant sablier,
il égrène le temps,
m'en reste-t-il, vraiment.

mercredi 19 mai 2010

JE SUIS LE FILS


Fils d'Andalousie et de Lozère.
Terre ocre, ciel de lumière.
Le Gévaudan, la lande et son mystère,
le bleu brulant et la poussière.
Dans mon sang bouillonnant,
ils coulent de concert.
Ces endroits rudes et solitaires
la sierra , le désert, le causse et sa bruyère.
Je suis Fils de mon père,
je suis Fils de ma mère.
C'est mon bien, ma fierté
Le reste, douce vie et richesse,
sans un seul regret, je les ai oublié.
Gardé en héritage,
le rude honneur et le courage.
et les garder en moi le reste de mon age.

dimanche 16 mai 2010

ECRITURE

Quand les voix se sont tues,
quand le temps devient rare,
et ma bouche cousue,
les sentiments avares.

Il reste l'écriture,
les mots, le clair obscur.
Pour narrer l'aventure,
de cette vie perdue.

Entre raison et doute,
le dire, quoi qu'il en coute.
Écrire à perdre haleine,
l'amour ou bien la haine.

Tout ce qui vit en moi,
quand la voix n'ose pas.
Reste la main agile,
et des mots si fragiles.

Devenir calligraphe,
écrire une épitaphe,
ornée d'enluminures,
pour cacher mes blessures.


samedi 15 mai 2010

ECLATS DE VERS

Coupants éclats de vers,
mots tranchants ou amers.
Poèmes abandonnés,
et pages déchirées.

Mots d'amour et de joie,
dérobes à la vie et partagés parfois,
dans le cœur d'un ami,
la fièvre d'une amante.

Une longue nuit d'errances,
infinie est l'attente.
D'amour et de violence,
ils pleurent les souvenirs.

A ceux qui sont partis,
sans même prévenir.
A mes égarements,
mes fautes, mes désirs.

Ici point de pardon,
elle est ainsi la vie.
Amie ou ennemie,
il faut en faire le don.



jeudi 13 mai 2010

TEMPS MORT

Si courte éternité,
le balancier du temps.
Oscillation complexe,
le passé, le présent.
Un vie qui perdure,
glissant sur le futur.
Que faire maintenant,
un voyage furtif,
au cœur de l'instant.
Tranchant et décisif,
c'est juste le moment,
la seconde dernière.
Passer la marche arrière,
et partir en avant.
Il faut trouver sa place,
dans ce chaos géant.
Être ami ou amant,
mais, aurais je le temps?


JE SUIS...

Je suis le reflet coupant,
d'un miroir brisé.
L'empreinte de tes pieds,
par la vague effacée.
Je suis le cri du vent,
dans un couloir glacé.
Le souvenir éteint,
d'une femme, oublié.
Celui qui erre en vain,
boussole déréglée.
Je suis le froid métal,
ton aiguille aimanté.
Attirance fatale,
une âme kidnappée.
Présent et disparu,
poème raturé.
Je suis et ne suis plus,
celui qu'elle a aimé.


dimanche 9 mai 2010

FUNAMBULE

Elle est mon aube à moi,
ma vie, mon crépuscule.
Ma fleur, mon funambule.
D'amour invisible et d'émoi,
ses silences sont pleins,
suis je dieu ou bien roi.
Quand sa bouche de nacre,
laisse aller des mots tendres,
de la poussière de lune.
Les heures de ma vie,
elle égrène, une à une.
J'ai bu à son calice,
le cœur en équilibre,
entre mourir et vivre,
cet ultime délice.

samedi 1 mai 2010

LES YEUX DES FEMMES

Qui se cache derrière les yeux des femmes,
quelle magique ardeur, quelle brulante flamme?
Montagne de regrets, sac de noirs remords.
Une douce tendresse de l'aube à l'aurore.

Jalousie ou colère, une détresse amère.
Toujours prêtes à la paix, déjà prêtes à la guerre.
Le corps souple fragile, une force invincible.
Elles sont tout à la fois, visibles et invisibles.

Leur âme semble légère , quand elle souffle le rêve,
devient parfois si lourde, lorsque le jour s'achève.
Mystère des mystères, quand l'amour elles nous donnent.
Comment savoir cela, moi je ne suis qu'un homme.