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Affichage des articles du octobre, 2010

LE SOMMEIL

Tu me fuis et me cherches à la fois. Moi je suis le sommeil. Je reste auprès de toi. Attendant ton réveil.
Sable sous tes paupières, Derrière tes yeux brûlants. Tu veux fuir le présent. Revenir en arrière.
Tu fais appel à moi. Parfois je ne viens pas. La fatigue te prend. Frêle comme un enfant.
Et la nuit, le monde, tu maudis. tournant sans fin, dans le fond de ton lit. Tu m'implores, tu supplies. Me retrouver enfin, trop tard,  j'ai fui.
Demain tu voudras me chasser. Une longue journée, entière à bosser. Si longue route pour enfin rentrer. Alors, tu cherches à m'éviter.
Cafés après cafés. Cigarettes fumées. Tant de trucs inutiles. Je suis bien trop habile.
Il faut te décider. M'accepter et dormir Au risque d'en finir. Souffrir, me rejeter.
Moi je suis le sommeil. Je suis maitre éternel. Cauchemar ou rêve. Je ne fais jamais trêve.

ATACAMA

Mon amour pour toi, c'est le désert d'Atacama. Immense, solitaire, de chaleur et de froid. Oasis, geysers et grands lacs blancs salés. Nature torturée, qui regarde glaciale le soleil se lever.
C'est un amour si vaste, comment le déclarer. Dans tes yeux transparents, le jour s'est posé. De l'ardeur la plus folle, au silence glacé. Ton corps un doux mirage, où je suis égaré.
Sous la voute céleste, tu coules voie lactée. Nos sueurs emmêlées, la fièvre m'ont donné. Longues jambes bronzées, fiers reins cambrés. A ta bouche étoilée, je cherche à m'abreuver.
Belle inconnue d'un jour, inconnue de toujours. Mon étrange désert, mon beau conte d'un jour. Comment donc oublier l'éternel féminin. Ce cœur sous tes seins, le sais tu, c'est le mien.

LA VISITEUSE

Ne le réveillez pas. C'est un homme qui dort. Son sommeil, un coma. Une boite de Pandore.
Ou sans cesse il côtoie et le faible et le fort. Dans le noir, il se bat contre la vie, la mort.
Ce monde parallèle peuplé d'oiseaux sans aile. Veut bruler son cerveau. Sinistre chalumeau.
Son cœur métronome dessine en couleur, sur le gris moniteur les hauts et bas d'un homme.
Une vie bien chargée, aimer et être aimé. Pour finir ici seul. Sur ce lit allongé.

Un soir, elle est entrée. Belle comme un remord. Femme au superbe corps. Tailleur noir habillé.
Vers le lit, c'est penchée. sur le front brulant, déposer un baiser. L'adieu à un amant. 
La porte refermée, l'alarme a sonné. L'homme est tranquille, à présent. Sur son visage calme, un sourire d'enfant

LETTRES MORTES

Ce soir le soleil pourpre à peint les dunes en rouge. L'horizon si lointain où seul le sable bouge. la nuit va revenir, noir manteau de la lune. Regarde le cet homme, par la douleur usé.
Dans la tente feutrée, tes lettres qu'il relit une à une. De l'amour à l'ennui, rupture consommée. Il est parti si loin, il voulait t'oublier. Le désert est si grand et grande la pensée.
Ici, nul obstacle où  l'œil peut s'arrêter. Rien de superficiel à quoi se raccrocher. Beauté d'un ocre enfer, et d'azur étoilé. Chaque jour un combat, survivre, la gommer.
Parfois une oasis, la verdure, les palmiers. Des dattes pour manger, de l'eau pour s'abreuver. Les yeux noirs des filles, comment la renier. Leurs rires, leurs sourires, ne font que le blesser.
Maisons de terre blanches, leurs ombres parfumées. Et relire une à une ses lettres biens abimées. Le temps qui s'étire, estompe la douleur. Il reste la rancune et ses tristes couleurs.
Elle, rebelle aux grands yeux de henné. Elle…