vendredi 25 février 2011

FALAISES

Falaises de granit, explosées par le vent.
Océan chaotique comme un sombre tourment.
Ces abimes géants, d' Irlande ou de Galice.
Ils surplombent le temps, du néant, précipices.

Le ressac bruyant et la lune bien pleine.
Grandiose, délirant, c'est un son et lumières
Elle est belle la vie et pourtant si amère.
Car si le roc est dur, elle est dure ma peine.

Tout en haut, je regarde les cieux.
En bas règne l'abime où ton amour m'entraine.
Au bord en équilibre, heureux où malheureux.
Il me suffit d'un pas pour voir l'au delà.

Mais je ne bouge pas, solide comme un chêne.
Je reste là tout droit, avec ma vie mes rêves
Où donc s'en est allée cette femme que j'aime.
Chaque jour un combat, mais jamais une trêve.

mardi 22 février 2011

BAD BEAT

Dans la bouche, gout du fer et du sang.
Je traine ma carcasse sur  le désert brûlant.
Mes traces  qui se perdent sous le soleil géant.
Dans les sables émouvants, territoire du serpent.

Horizon mutilé, épaves  de camions.
C’est dans l’acier rouillé que guette le scorpion.
Il en pince pour moi, derrière les bidons.
Tant de petites bêtes attendent à l’unisson.

Etat du Nevada, Las Vegas derrière moi.
Casinos rutilants plantés dans la sierra.
Les dollars coulent à flot, direct à la mafia
De l’hôtel à la table, je l’entends Sinatra.

Moi, j’avais tout misé sur un brelan de dames.
Un bad beat géant, voila ce sont les femmes.
Dehors sans un jeton, un vigile me tabasse.
Jouer sur une main, sa vie à pile ou face.

Plus de Texas hold’em, la route est no limit.
Sur le goudron luisant, vite prendre la fuite.
Marcher jusqu’à la nuit, y cacher mes ennuis.
Demain prendre les cartes, faire une réussite.

jeudi 17 février 2011

TGV

Comme un quatrain à grande vitesse.
Ces quelques mots, pour ma déesse.
Avant que de battre mon cœur cesse.
Tant d'amour à la mer, mon dernier s.o.s.

samedi 12 février 2011

GO FAST

Mon amour est géant.
Et le monde si vaste.
Le rejoindre mon grand.
Juste un dernier Go fast.

Car si l’heure a sonné.
Pour moi bien abimé.
D’amour, l’Audi remplie.
Je fonce dans la nuit

Me glisser sur le temps.
Et tracer sur l’asphalte.
Ne pas perdre un instant.
Nulle pause, nulle halte.

Jouer à pile ou face
Des sanglots dans la voix.
Car de feu et glace.
C’est juste lui et moi

Nous somme tous les deux.
Notre honneur dans les yeux.
Nos gènes et notre sang.
Prêts aux pires tourments.

Si je fus mauvais père.
Si je fus mauvais fils.
Que tous me pardonnent.
J’étais seulement un homme.

dimanche 6 février 2011

RESEAUX SOCIAUX

C'est un grand bal d'égos.
Galeries de photos.
Qui remplacent les mots.
Tout cela sonne faux.
On étale sa vie.
Sa collection d'amis.
Et quand je dis "amis",
je fais de l'ironie.
Sur l'iphone et l'ordi.
Affligeants commentaires.
Il est mort Baudelaire.
A ce point solitaire.
Que venons nous y faire.
Numérique désert,
dans lequel chacun erre.
Faire gagner du fric
A Mark Zuckerberg.
A ce cœur d'iceberg .
Car il est là, le hic,
ou s'en vont nos données.
Qui va les monnayer.
Mais restons positifs.
joyeux et optimistes.
Parfois de vrais rencontres.
Entre artistes nombrilistes
et gamins acnéiques.
Se glisse le moment,
où le partage est grand.
Bien, j'en ai terminé,
là j'ai du vous gonfler.
Et vous pensez sans doute,
amis de fasbouc.
que je dois me barrer,
au lieu de rester là,
à toujours critiquer.
Mais non, je reste là.
fallait pas m'inviter.
A tous mes amitiés,
c'est l'heure de twitter.

samedi 5 février 2011

GAME OVER

Les types comme moi,  je sais ne meurent jamais.
Ils connaissent l’avant et connaissent l’après.
Qu’importe de savoir si tu m’aimes ou me hais.
Instant d’éternité, entre le beau, le laid.

Exploser en plein vol dans les vapeurs d’essence.
Périr par le feu, le fer, la terrible vengeance.
Je cours vers la fin, çà, depuis ma naissance.
Traversant la vie inélégante avec folle aisance.

D’amour et de présence, elle fut douce l’enfance.
J’apprenais chaque jour, honneur et tolérance.
Mais les jours passaient, la douleur s’incrustait.
Une seconde vie à ma vie se fixait.

Autour de moi partout, amour et désamour.
Le monde vacillait un peu plus chaque jour.
Cette immense forêt, désert redevenait.
Tous ces arbres abattus, toutes ces vies perdues.

Sur  cette terre ronde, toujours au même instant.
D’un coté voila l’aube, de l’autre le couchant.
Le soleil et la nuit ensembles revenus.
C’est à nous de choisir, quelle conduite tenir.
Vivre ou survivre, un dilemme subtil.

Invisible et secret, garder l’esprit agile.
Pas d’issue de secours, impossible de fuir.
Depuis toujours je sais, longtemps que j’ai compris
Une longue maladie qu’on appelle la vie.

Tu nais et puis tu meurs et voila, game over.