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Affichage des articles du mars, 2011

FUKUSHIMA 名誉

Tout prêt des brûlants réacteurs Ultime sacrifice, dignité et honneur Quand l’occident frileux, tremble comme une vieille femme. Ils bossent tous ensembles Le feu dans les entrailles. Anonymes héros, Juste, ils font leur boulot. Sauver des milliers d’hommes. Se battre avec l’atome. Et si le monde tremble, Quand la mort vient les prendre. Femme et fils malheureux. Mais le bonheur ultime, De s’incliner très digne Sur un père valeureux.

AIMANT

Amant, aimant. Aimant désorienté. Amour déboussolé. Il a perdu le nord. Elle à cessé d'aimer. Ou est il son corps. A mon corps aimanté.

OUT OF CONTROL

Out of control. Le cœur  cabossé, comme une vieille tôle L'amour évaporé, La vie hors de contrôle. Loin de tes lèvres folles. Border line ou border patrol. Dépasser la limite. Qu'importera la suite. Et si la mort te frôle Juste tenir son rôle. Elle est partie trop vite. Ta belle galactique.

HIP-HOP DE POETE

Hip-hop de poète. Tant de mots dans la tête. Si ton cœur est rayé. Comme un vinyle sans maitre. Tes phrases entrainées. Par le beat et le flow. La douleur et le beau. C'est juste de l'amour. Et la musique autour.

HERITAGE

Bien trop vaste océan, rouge haine surnage. Noir désert saignant d'éternels carnages. Dans ce monde perdu où nous errons sans âge. A tous ceux qui n'ont rien et qui pourtant partagent. 
De la vie au trépas quel périlleux voyage. Bien trop brûlant le vent qui chasse les nuages. Le chemin est si long et si lourds les bagages.
D'amour et de bonheur, les voila nos mirages.
Il te faudra t'armer d'honneur et de courage. Faire un pas après l'autre, éviter le naufrage. Savoir tendre la main, te défendre avec rage. Te moquer de toi même, être fou, être sage.
Cent fois, il te faudra partir à l'abordage. Pour l'atteindre enfin, le dernier des rivages. Chaotique la route, ses anguleux virages. Et terminer enfin, poussière en héritage

SILENCE

Quand les lumières s'éteignent. Quand les voix se sont tues. C'est dans ce bar désert. Tout au fond de la rue.
Assis je reste là. Planté dans le jour blême. Sur la table de bois. J'invente des poèmes.
Et si la rime, j'aime. Elle résonne en silence, comme l'obscur blasphème.  C'est une étrange transe.
Laisser aller les mots. En vrac et en cadence. Entre doute et confiance. Quelquefois, ils sont beaux.
A ces phrases perdues. Mystères irrésolus. Tout ce que j'ai voulu. Ce que je n'ai pas su.
Mes erreurs, mes errances. Là, sur la page blanche. Elles glissent en silence. Comme dernière chance.