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Affichage des articles du 2012

SDF

Comme larmes de métal, coulent des hauts fourneaux Comme larmes de cristal, glissent des hauts vitraux Mégalo, marchant seul dans la foule, avec ma parano. Sans domicile fixe, sans logis, trainant dans le métro.
Dehors le vent polaire, vivre ou survivre, à cet enfer. Sans futur, sans passé, c’est un présent précaire. Dans cet amer alcool, jusqu'au bout de l'hiver. Amour surgelé, dans mon cœur glacé, éphémère.
Vêtu d’un noir manteau, je fais peur aux passants. Boulot, femme et enfants, tout ça c’était avant. Tout donné, rien reçu, fil de ma vie perdue, rompu.     Je suis le chien errant, à l’aube blanche, entraperçu.   
Entrefilet livide dans le journal du temps. Mourir sur un banc, à peine cinquante ans. Sans domicile fixe, cet inconnu pourtant. Cet homme sans présent, nous étions ses enfants.

APPEL EN ABSENCE(cliquez ici pour écouter )

Téléphone et virage, tôle rouge éclatée Noire nuit de l’orage, ton corps martyrisé A fond vers le samu, ton âme disparue Mes appels en absence, sur son phone brisé Mots d’amour perdus, plus de sens à ma vie Sms perdu, Sms reçu, juste un sens interdit Vers le c.h.u, elle fonce l’ambulance. Elle traverse la vie dans les vapeurs d’essence.
Ne la réveillez pas, c’est ma reine qui dort Du fond de son coma, elle me regarde encore. Et sans cesse elle côtoie et le doux et le fort Dans le noir elle se bat, contre la vie, la mort. Froide de lassitude, le combat est si rude Ma main elle a lâché, ivre de solitude
Écarlate le sang, dans la morgue glaciale Plus d’après, plus d’avant, son étreinte fatale Mon amour, ma brune, verre brisé et bitume A la lumière des phares, mes larmes, une à une Le petit jour blafard, gout de sang dans la bouche Tes lèvres sont livides, c’est ton corps que je touche Vers d’invisibles maitres, tu es partie sans moi J’ai remonté le drap, scintillante comète
Ton sang bat dans ma tête, il en d…