samedi 18 février 2012

SDF

Comme larmes de métal, coulent des hauts fourneaux
Comme larmes de cristal, glissent des hauts vitraux
Mégalo, marchant seul dans la foule, avec ma parano.
Sans domicile fixe, sans logis, trainant dans le métro.

Dehors le vent polaire, vivre ou survivre, à cet enfer.
Sans futur, sans passé, c’est un présent précaire.
Dans cet amer alcool, jusqu'au bout de l'hiver.
Amour surgelé, dans mon cœur glacé, éphémère.

Vêtu d’un noir manteau, je fais peur aux passants.
Boulot, femme et enfants, tout ça c’était avant.
Tout donné, rien reçu, fil de ma vie perdue, rompu.   
 Je suis le chien errant, à l’aube blanche, entraperçu.   

Entrefilet livide dans le journal du temps.
Mourir sur un banc, à peine cinquante ans.
Sans domicile fixe, cet inconnu pourtant.
Cet homme sans présent, nous étions ses enfants.