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Affichage des articles du décembre, 2013

EGO TRIP

Je suis, du temps, l'immobile coureur.
Des murailles du vent, l'invisible sapeur.
Souvenir lancinant , de nos rêves d'air pur.
Je suis le long couteau, la plaie et la blessure.

Le poing qui frappe et la main qui rassure.
Ta plus douce promesse, brillante Excalibur.
Je suis le jour qui danse, qui hurle à la lune.
Quand le plaisir s’élance à la peau de ma brune.

D'hier et de demain, de bonheur, d'infortune.
Je suis l'avant, l'après, de sang pur et impur.
Quand les portent ouvertes, débouchent sur des murs.
Que le désert brûlant, s’étire dunes après  dunes.

Je suis début et fin, fait de hauts et de bas.
Je suis toi, je suis moi, juste l'humain je crois

DERISOIRE

J'étais, je suis et je serai. De l'aube blanche, jusqu'au grand soir. Une ombre seule, dérisoire. Celui qui vient et disparait.
Je suis le père, je suis le fils. Entre bonheur et sacrifices. Poète de mes heures perdues. Alors, de moi, te souviens-tu ?
Mots malhabiles, jamais serviles. J'avais parfois la rime agile. Mais qui donc vibrait au bruit de mes poèmes. A mes fragiles mots, à mon dernier blasphème.
Éphémère, immortel, avais- je le talent. Colombe noire, exilée au présent. Ne me reste à offrir que le bruit du silence. Le flot impétueux de ta présente absence.

TIMEOUT

Tout ce temps gaspillé à compter les étoiles.
Écouter une à une les secondes infernales,
Toutes les fêtes, leurs bulles de champagne.
Le soleil accroché au sommet des montagnes.


Espoir et désespoir à l'imparfait  conjuguent, Et si c'était ce soir, la dernière des fugues.  Juste un dernier virage, là où le jour dérape, La vie au ralentie, toujours la nuit se hâte. 

Plus de tendres chemins, dernière ligne droite, Puzzle terminé, les noires piècess'emboîtent.
Météores et comètes dans le ciel me dépassent, Je suis calme et tranquille, enfin trouvée ma place.

Parfums de femmes envolés vers l'espace, De mon bref passage, j'ai effacé les traces.  Plus d'avant, plus d'après, ici tout va trop vite, Enfin, partir tout seul, quand la vie nous évite.

INSOMNIE

Quand le soleil usé, se jette à la mer.
Qu'aux lampadaires livides, se découpe la nuit.
Lorsque sous les trottoirs endormis à la pluie.
S'enroule Léviathan aux anneaux de l'enfer.

Je cherche le sommeil et l'oubli, un instant.
Ce que je n'ai pas su, ce que j'aurais du faire.
Ce que le jour apporte, la nuit me le reprend.
Tout semble clair, limpide, vérité éphémère.

Marchand de sable ivre, a frappé à la porte.
Cette poignée de terre, qu'il offre, titubant.
De cauchemars, de rêves, que le diable l'emporte.
je veux dormir, enfin, glisser dans le néant.

Et quand l'aube clignote, s'agrippe au ciel hurlant.
Mes yeux lourds, hésitants à l'abri des paupières
Mon âme encore perdue, suis-je demain ou hier.
Dans le café brûlant, je retourne au présent.

VAGABOND

Entre le cœur et la raison Éclatante victoire, folle désillusion. Mille et une façons de lire l'horizon. La chair et l'esprit, enfin à l'unisson. Tout ce que j'aurai dû faire, et tous mes abandons. Ce soir, je suis amer, bien lourde punition. Entre la certitude et les hésitations, errant de l'une à l'autre,
entre maitre et apôtre . je suis un vagabond.

MAUDITS

Tout ce que l'on arrache. Tout ce qui nous détache. Tout ce que le cœur cache. Obscure obscurité où crépite le flash. Pleine lune au fond de ses prunelles. Silhouette esquissée, à cet ange sans aile. Dessinée, devinée, imprimée sur la pluie. Coulent sur son visage chaudes larmes de nuit. Inconnue et secrète, ma belle, mon amie. Ce si vaste silence où s'est enfui le bruit. Tout ce que le cœur nous dit. Tout ce qui nous unit. Et qu'arrache la vie.

TANGO

Née dans les barrios misérables de Buenos Aires, Sur la petite place, elle danse, juste hautaine et fière. Et ses jambes magiques, comme serpents de cuivre, dessinent des arabesques, qui le regard enivrent. Sa brune chevelure, rejetée en arrière, ondoie sous le vent tiède, brillante et éphémère. Sa robe rouge sang et ses yeux noirs, brûlants, me laissent ici, l'âme vide et le cœur tournoyant.