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EGO TRIP

Je suis, du temps, l'immobile coureur.
Des murailles du vent, l'invisible sapeur.
Souvenir lancinant , de nos rêves d'air pur.
Je suis le long couteau, la plaie et la blessure.

Le poing qui frappe et la main qui rassure.
Ta plus douce promesse, brillante Excalibur.
Je suis le jour qui danse, qui hurle à la lune.
Quand le plaisir s’élance à la peau de ma brune.

D'hier et de demain, de bonheur, d'infortune.
Je suis l'avant, l'après, de sang pur et impur.
Quand les portent ouvertes, débouchent sur des murs.
Que le désert brûlant, s’étire dunes après  dunes.

Je suis début et fin, fait de hauts et de bas.
Je suis toi, je suis moi, juste l'humain je crois

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POIVRE ET SEL

Il y a les murs blancs,
les volets ajourés où la lumiere s’élance.
le plafond fatigué de cette pièce immense.
le sol tout usé à force d’impatience.

Les plus que parfait, écrits au passé simple,
les toujours, les jamais, agrippés à la marge,
dans le petit cahier dont j'arrache les pages.

Le cœur noir, endormit,
j'ai l’âme poivre et sel,
hésitante, hagarde, aux dessous de dentelle.

Je vois des verres froids toujours à moitié vides,
et tous ces cris sans voix à la lune livide.
Le grand lit resté là comme une confidence.

Les tuiles sur le toit, la trop vieille charpente,
ne me protègent plus, du temps et de l'attente,
immobile, vaincu aux vaines résiliences.











REMINISCENCES

Suis je mort ou vivant, autour les murs dansent,
le sol et le plafond, s'attirent, se rapprochent.
Essoufflé , tournoyant, cherchant la délivrance,
mon cerveau fatigué, à l’écume s'accroche.

Là, je vois des enfants, la cour d’école immense,
le gosse aux cheveux blond et cette plaie qu'on panse,
les genoux écorchés, les bagarres du dimanche,
tous les zéros pointés, les envies de revanche. 

Tant de départs ratés, les trains de nuit, les gares,
les verres vides ou remplis et les aubes blafardes.
les mots dits et redis, les soirées qui s'attardent,
la rencontre éphémère de l'amour en retard.

Femme assise sur moi, qui monte et qui descend,
voyage vers les cieux, qui marque la cadence,
juste fermer les yeux, perdre son innocence,
se fâcher avec dieu, pour remonter le temps.

Gisant inanimé, seul aux réminiscences,
les bribes du passé, mêlées à l'inconscience,
être ou avoir été, à l'ultime insolence.
Suis je mort ou vivant, autour les murs dansent.


LA MORT A SA FENETRE

La mort à sa fenêtre, regarde le printemps,
elle a mon zéro six, mon mail, mon présent,
m'invite comme ami dans son réseau social,
m’envoie de nombreux posts, une amie idéale.

Chaque jour, à l'écran, elle écrit, elle hangout,
prend soin de moi, me prédit un burn out.
Je la croise parfois, la sombre amie sans fard,
évitant la caresse de son brûlant regard.

Entre elle et moi, contrat, un deal original,
tomber fou amoureux, une dernière fois,
renaitre de mes cendres, à l'amour infernal.
M'endormir assouvi au monde de ses bras.

Quand la belle aura fui, lassée de sa conquête
à nouveau, seul et froid, le cœur vide, inerte,
mon âme déchirée, aux abimes offerte,
vers ce baiser létal, j'irai à sa fenêtre.