Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du septembre, 2013

REFLET

Savez-vous qui je suis, ami ou ennemi.
Ne vous fiez donc pas à mon air affable.
Ne me condamner pas sur un air coupable.
Qui donc est ce visage, ce grand corps endormi.

Pour qui est ce sourire, avenant et aimable.
Savez-vous de quoi, je suis vraiment capable.
Une arme où un gouter au fond de mon cartable.
Est-ce vraiment le vent qui fait vibrer les arbres.

Ce baiser à ton cou, c'est pour mieux te gouter.
Cette bouche adorée, c'est pour te dévorer.
Comment savoir pourquoi et savoir le comment.
Qui est cette cassure entre hiver et printemps.

Suis-je, en vérité digne de vos confidences.
Menteur impénitent, habitant vos absences.
Entre peur et vouloir , ignorance et savoir
Ne me condamnez pas, je suis votre miroir.

PERIPHERIQUE

Sans imper et sans parapluie.
La nuit s’écoule, le trottoir luit.
Silence noir, de bruit avide.
Le cœur s'emballe et tourne à vide.

Aux immeubles pensifs qui longent le perif.
Grands murs déchirés, inélégants récifs.
Lové dans l'abribus où rode le vent ivre. 
Aux néons vacillants, clignotante dérive.

Le taxi en maraude évite les clients .
Les passages piétons, s'inventent des mirages.
Seul, un chat divaguant habite le présent.
Canettes et mégots dans le goudron surnagent.

Sur le banc de métal d'un square inhabité.
Immobile, j’attends encore, j'attends.
Lampadaire rouillé, le soleil revenant.
Nos âmes esseulées s’ébrouent dans la cité.