mardi 30 décembre 2014

PLAISIR

Quand le plaisir s'en vient, que tu pars en voyage,
que l'eau calme de toi, devient si forte houle,
qu'au fond de tes yeux sombres, vont d’étranges nuages,
qu'à ton corps lumineux, d'immenses vagues roulent.

Vers quel pays si loin, vers quelle terre promise,
ce corps léger contre le mien, est prêt à s'envoler.
Vers quelle contrée lointaine, vogues tu, insoumise,
quelle magie se cache au fond de tes baisers ?

Lorsque tes mains m’agrippent, c'est pour m'entrainer,
au fond de ton désir, où la tempête gronde,
à ta chair tendre et douce, je me laisse emporter,
mon âme à la dérive, je glisse dans ton monde.

Quand ta bouche murmure tant de mots incertains,
je voudrais tant l'aimer ce cœur sous tes seins,
m'abandonner enfin, épuisé et serein,
te dire qu'à tout jamais ton plaisir est le mien.

samedi 27 décembre 2014

LEAVE NO MAN BEHIND

Parcouru, sans un mot, ce monde de silence,
milliers de vies couchées au mur d'un mémorial.
Tous ces noms oubliés, à la douleur s'élancent,
ces prénoms effacés courant le long des dalles.

Grands arbres hallucinés, agrippés au ciel noir,
dispersent au vent mauvais, quelques vers de Verlaine
écrits à la césure, entre l'amour, la haine.
Ratures d'un destin aveugle et dérisoire.

Sombres allées désertes où le cœur se serre.
Souvenirs et regrets, accrochés à la pierre.
Quand l'amour pétrifié à leur froide présence, 
essaie de s'envoler vers des cieux moins amers.

mardi 9 décembre 2014

FORFAIT

Pris le forfait, sms et amour, le tout illimité,
tendresse à volonté, haut débit pour t'aimer.
Suis prêt à partager tous mes points de caresses,
bonus de baisers, tout le temps qu'on me laisse.
Tout le désir que j'ai, au fond d'un zéro six,
mon cœur sur vibreur, pour masquer ce délice.
Volé, mille annuaires pour y cacher nos noms,
laisser l'écran tactile, se souvenir de toi.

mardi 25 novembre 2014

SOIE

Quand le jour s'en va, qu'il me tourne le dos,
j'imagine sans fin, dans tes jeux de miroir,
ignorer tout de toi, et pourtant tout savoir,
rester seul, sans voix, sans avoir peur du noir.

Bas de soie, frissonnant, glisse à tes jambes fines,
au galbe des mollets, aux chevilles sensibles,
s'étale aux petits pieds, à leurs courbes fragiles.
à tes ongles de nacre, au vernis qui rutile.

Quand tes cuisses orgueilleuses, à mon âme dessinent,
ce cristal de chair où le désir scintille,
ce chemin si parfait, quand la tête s'incline,
que la bouche se plait, au plaisir qui brille.

samedi 22 novembre 2014

LES HERBES JAUNIES

Un type est mort, là bas, dans les herbes jaunies,
pupilles dilatées, qui regardent l'enfer,
des milliers de regrets au fond de ses yeux clairs.
Allongé immobile, au soleil qui fuit.

La balle d'un fusil, la morsure d'un cobra,
violente maladie, l'absence de tes bras.
Qui donc l'a fait périr et choisir l'au delà.
ombre parmi les ombres, là, tout seul il s'en va.

Quand le ciel résonne, cogne contre les murs,
un long panoramique, gros plan sur une vie,
d'amour et de blessures, de questions, d'aventures.
Un type est mort, là bas, dans les herbes jaunies.

samedi 15 novembre 2014

QUAND JE FERME LES YEUX

Quand je ferme les yeux, c'est juste pour te voir,
toi, mon bel interdit, mon rêve dérisoire.
Dans ta chambre lointaine, vers ce corps si loin,
du bout des doigts, je cherche, encore une autre main.

Quand je ferme les yeux, c'est juste pour savoir,
si ton regard attend, si ton regard me guette.
Quand ma peau pense à toi, s’éloigne dans le soir,
s'envole et vagabonde, s’enfuit à ta cachette

Quand je ferme les yeux, c'est juste pour te croire
m'enivrer de tes mots, écrire notre histoire.
Lorsque l'amour effleure, d’invisibles caresses,
tu deviens, tu le sais, mon unique richesse.

PAIN NOIR

J'ai mangé le pain blanc sans laisser une miette,
navigué insouciant, à d’éphémères conquêtes.
De la jungle au désert, de la paix à la guerre,
bu et rebu, tant de breuvages amers .

Traversé des nuits noires au fond  d'un verre d'alcool,
laissé couler mes larmes à l'épaule des femmes,
tant de fois égaré, ma brillante auréole,
recherché mille fois, le chemin de mon âme.

Vu des aubes si pâles, d'effrayants crépuscules,
pris des voies sans issue, sans rebrousser chemin,
remplacé tous mes points, par de belles virgules,
raconté des histoires, sans début et sans fin.

Parcouru harassé, à cette folle quête,
routes interminables, sans la perdre, ma tête. 
Pour arriver enfin, au bord du grand soir,
ne reste que le pain noir, et la fin d'une histoire.



samedi 8 novembre 2014

POILUS

Quand je suis revenu, je n'ai su que me taire,
comment donc l'expliquer, comment donc raconter,
qui pourrait le comprendre, tout ce que j'ai dû faire,
tant de jours, tant de nuits à vous ressusciter.

Comment dire mille fois, remonter à l’assaut,
reprendre quelques mètres, courbé sous la mitraille,
porter ce camarade, trop lourd, sur mon dos,
pour m’écrouler aussi, au bruit de la bataille.

Nuit entière figé dans ce cratère d'obus,
dans la neige, le froid, sous le corps des mourants,
dans cette boue gelée, j'ai peur comme un enfant,
odeur de pourriture, de gangrène, de sang.

Aux lueurs de l'aube, unique survivant,
ramené par mes frères au réseau des tranchées.
Errant seul, hagard, au hurlement du vent,
dans quelques heures, je sais tout va recommencer.

Bu la gnôle, le vin, fumer pour oublier,
remonter au combat, fixer la baïonnette,
courir vers eux, hurlant, leur écraser la tête,
plein de haine, vibrant, tous les massacrer.

Ne plus compter les jours, pour vivre chaque instant,
les mois, et les années, cet enfer au présent.
La vermine, les rats, l'uniforme de crasse,
la nuit, les hurlements de la tranchée d'en face.

Vu tant de combattants, au sol, ventre ouvert,
retenant d'une main, les boyaux, les viscères.
Ces membres arrachés, gisant seuls à la terre,
têtes privées de corps, regardant vers l'enfer.

Même dieu avait fui, lui seul déserteur,
abandonné les hommes, à leurs noirs tourments.
Grande guerre saignante, se nourrit du malheur,
racontez aux enfants, c'était il y a cent ans.




vendredi 7 novembre 2014

ROUGE

Debout dans la pénombre, ton corps dessiné,
à la frêle lumière, tu ressembles au soleil.
Magique silhouette, douce, tendre, dressée,
colonne immaculée, ma petite merveille.

Tes jolis seins masqués, galbe de la dentelle,
prêts à me rencontrer quand glisse une bretelle.
Triangle de soie rouge à la rondeur des cuisses,
ventre chaud, désiré, à la chair si lisse.

Lingerie parfumée, de carmin, d'écarlate,
pour offrir et cacher, le plaisir qui se hâte.
Comment ne pas l'aimer, la chérir, rêver,
la belle brune en rouge, sur mon âme posée.

JEUX DE MAINS

Quand nos mains qui se frôlent, perdent leur innocence,
abandonnent, un par un, les chemins de l'enfance,
Tes longs doigts sur ma paume, dessinent des images,
mille plaisirs secrets, une invite au voyage.
Lorsque tes ongles rouges, tracent des cicatrices,
de muettes blessures, où le désir se glisse,
je navigue au long court, sur ta mer de velours,
toutes voiles dehors, jusqu'au lever du jour.
Lignes de vie, d'amour, brillent à nos mains ouvertes,
me perdre à tout jamais à ta seule découverte.

dimanche 2 novembre 2014

PENOMBRE

Je ne suis que le vent, que l'orage qui gronde,
l’espace d'un instant, ce cri dans la pénombre.
Je suis la lumière glauque, glissant des lampadaires,
folle courbe du temps, dans le fond de mon verre.

je suis ce raccourci qui mène vers l'enfer,
le silence et le bruit, la nuit dans le désert.
Perdu l'envie, la route, au vacarme du doute,
dans ce vaisseau rouillé, seul au fond de la soute.

je suis le sang des mots, le fragile équilibre,
la lame du couteau, le centre de la cible
je ne suis que cela et ce que tu ne sais pas.
Comme un loup aux abois, quand tu es loin de moi.

INTERSTELLAR

Celui qui part, celui qui reste, comment savoir,
à quelle place se trouver, nouvelle adresse nulle part.
Au froid silence, mémoire brulée, interstellar,
vie trop usée, sombre à l'absence, au dérisoire.

Celui qui part, celui qui reste, comment savoir,
juste hésiter un peu, vaciller, et puis choir, 
laisser aller son âme, aux chemins incertains,
effacer tous les hiers, ignorer les demains

Celui qui part, celui qui reste, comment savoir.
Après, s’abandonner aux lointaine étoiles,
pour regarder enfin, la vérité sans voile,
laisser ses froides mains me guider au départ.






mardi 21 octobre 2014

LE SABLE A BU LE SANG

C'est un désert brulant où la haine surnage,
allongé sous le vent, le sable a bu le sang,
effacé tous les cris de cet obscur carnage,
drapeau noir flottant entre morts et vivants.

Au nom d'un dieu absurde, un massacre incessant,
ici plus rien n'est pur, entre couteau, kalach,
poudre et poussière d’acier à la vie nous arrachent,
pas le temps de prier, mourir en combattant.

Éteindre la télé, oublier un instant ,
siroter un coca, ce monde à feu à sang,
Balayer d'un revers, l'ailleurs et son enfer,
juste fermer les yeux, s'en moquer, laisser faire.

Occident fatigué, pense aux milliers de mères,
n’oublie pas les combats que menèrent nos pères.
Nos fils partiront, dans un camp ou dans l'autre,
et tout le sang versé sera aussi le nôtre.

samedi 18 octobre 2014

LE MANQUE

Partager tous les deux, le manque, le silence,
de tes grands yeux ouverts à nos sombres nuits blanches.
C'est l’absence de toi, comme tendre évidence,
à mes mains orphelines du galbe de tes hanches.

Lorsque tu n'es pas là, que le vide me hante,
que le rêve s'étire à d’obscures romances,
quand le jour s’enfuit à la trop longue attente,
au milieu de ta vie, je file à contresens.

Si j’écris quelques mots, aligne quelque vers,
pour m'approcher de toi, effacer ton absence,
c'est pour ne pas sombrer, oublier d’être amer,
vers tes lèvres adorées, c'est l'amour qui s'élance.

Tout entier au silence, quand je ferme les yeux,
que ma bouche se tait, c'est à toi que je pense,
Et tout ce que tu sais et tout ce que je veux,
se le dire à jamais, charnelle confidence.


vendredi 10 octobre 2014

Etre pommeau de douche...

Parfois, j'aurai aimé être pommeau de douche,
de mille gouttelettes, caresser votre peau.
De partout m'inviter, à la courbure du dos,
couler sur votre front, au dessin de la bouche.

Quand seul à votre main, je pars faire ce voyage,
soufflant, le chaud, le froid, si j’écarte la mousse,
que je deviens la pluie, sur votre beau visage,
je me perds en chemin à cette errance douce.

De buée, de vapeur, dans cet écrin douillet,
c'est là, qu'elle m'entraine, à son plaisir secret.
A ma tête chromée, mille jets, mille bouches,
parfois, j'aurai aimé être pommeau de douche.

dimanche 5 octobre 2014

LA C'EST MOI QU'ON ENTERRE

Qui est cet inconnu qu'on recouvre de terre,
à peine entraperçu au bout du cimetière.
Ils ne sont guère nombreux, bien maigre aréopage,
pour assister cet homme qui s'en va en voyage.

Pas de pleurs, pas de cris, un silence poli,
même dieu qui somnole ne s'est pas dérangé.
A peine disparu et déjà oublié,
avec si peu d'amis il est mort d'ennui.

Sur la petite plaque, je regarde les dates,
arrivée et départ, on se croit à la gare.
Les années sont les miennes, que tout ça est bizarre,
Il ressemble à mon nom, ce nom écrit en hâte.

Mais putain, nom de dieu, là c'est moi qu'on enterre,
qu'est il donc arrivé, quel est donc ce mystère.
Me retrouver couché, pour servir de repas,
poète halluciné, à mes amis les vers.

jeudi 2 octobre 2014

QUI

Qui mieux que toi, pourrait donc me le dire,
tout lire dans mes yeux, déchiffrer mon regard,
Comprendre sans mot chacun de mes soupirs,
habiller mes silences à d'invisibles soirs.

Quelles mains seraient plus douces, plus tendres, plus complices,
fragiles et désirées, belles au plaisir qui glisse.
Quels yeux plus brûlants, regarderaient frémir,
les mille et uns désirs que toi seule m'inspire.

Quand tes chuchotements, vers la fièvre m'emportent,
toi seule peux me suivre, porter ce que je porte.
Quel corps, quelle peau, à mon corps, à ma peau,
pourraient ainsi survivre au milieu de mes mots.

mercredi 1 octobre 2014

SANG

A quelques heures d'ici, le ciel se déchire,
de fer, de feu, d' acier, à la chair livide,
au nom d'un dieu complice qui excuse le pire,
le monstre se repait au sang des carotides.

Écrite à l'imparfait, quand la vie se retire,
comment laver l'outrage, sans cesser d’être sage,
même le diable sait, mais ne veut pas le dire,
lui seul se complait à l'odeur du carnage.

A l'homme de choisir, quand la raison s'enlise,
les dieux ont renoncé déjà fait leurs valises,

abandonné la terre, cessé d’être géants.
Du fond de son exil, c'est à l'homme d’être grand.

samedi 27 septembre 2014

PULL NOIR

C'est un grand pull noir, 
qui offre et qui dérobe,
comme la nuit au soir,  
et ta peau blanche enrobe.

C'est un grand pull noir,   
qui me donne et qui cache,
ce puit où je veux boire,
ce que l'amour arrache.

C'est un grand pull noir, 
ce sombre écrin de toi,
de plaisir et de joie,
de désir et d'espoir.

jeudi 25 septembre 2014

MAJA DESNUDA

Métropolitan muséum, le Louvre,  le Prado,
tant de peintres géniaux, de fresques, de tableaux.
Toutes ces femmes offertes, Botticelli, Goya,
naissance de Venus et Maja desnuda,
auront beau dire, beau faire, s’étaler sur les murs,
aucune d'elles jamais ne te ressemblera,
tu es mon paysage, ma fièvre, mon murmure,
ma sculpture de chair, ma peinture de soie.

mercredi 24 septembre 2014

SALLE D'ATTENTE

C'est un pièce vide que le jour abandonne,
une lumière livide, où mon pas lourd résonne.
Salle d'attente folle, d'une immobile course,
je vais de long en large, comme un loup, comme un ours.

Le cerveau dérivant aux heures que je touche,
accroché aux carreaux, c'est ton regard brillant,
qui me parle de toi, me fait du bouche à bouche,
me donne la patience et raccourci le temps.

Lorsque tu n'es pas là, que s'invite le doute,
tu m'offres ton présent, me dessines une route,
de corps, de peau, de chair, tu habilles le vent.
dans mon cœur, dans mon sang, à chaque battement.

mardi 23 septembre 2014

JARDIN D'EDEN

En douceur l'arracher, 
Ce petit bout de soie, qui cache un bout de toi.
Le jeter loin de toi,
Te boire, te manger, toute entière t'aimer.

lundi 22 septembre 2014

CLUB MED

Tant de lettres parties, vers la poste restante,
feuilles parcheminées, écriture élégante,
tous ces mots de désir, juste mis en attente,
ballotés dans le sac du facteur qui chante.

Perdus, et balayés tous les mots que je lance,
partie ma Dulcinée, loin de moi en vacances,
je reste seul ici, un courrier en souffrance,
la belle est loin de moi elle a quitté la France.

Toute nue au soleil, elle s'étire et sommeille,
moi je dois l'avouer, que j'ai bien les abeilles...
Quand l'amour de ma vie, prend la couleur du miel,
moi je grimpe aux rideaux, pour y chercher le ciel!

Allez je te pardonne, tu as bien de la chance,
lorsque tu reviendras, je prendrai ma revanche.
Lorsque l'amour est grand, recouvert de patience
mille baisers de toi, et mes mains sur tes hanches.





MOTS PERDUS

A tous ces mots perdus, à ces mots retrouvés,
aux volutes du vent, au meilleur et au pire.
Quand s'éclaire un instant, ma vie, à ton sourire,
de si lourds secrets, prêts à me dévorer.

J'ai tout voulu de toi, ton absence, ton rire.
Ce que l'on ne dit pas, saurais tu me le dire,
quand la chair et l'esprit ne peuvent plus mentir,
ce qu'on ne montre pas, voudrais tu me l'offrir?

Comment donc rester sage, calme et obéissant,
quand le désir se sait, pur à vos lèvres folles.
Qui donc étire le temps, dessine une corolle,
sur ce corps frémissant où l'amour s'étend.

samedi 20 septembre 2014

CONTES

Si le petit Poucet, semait tant de petits cailloux,
pour me pendre à ton cou, je sème des mots doux.
Ne pas perdre un seul jour, rester dans ton sillage,
caresser mille fois, ce cœur sous ton corsage.

Ma belle au bois dormant, comment donc être prince?
te réveiller enfin, saisir la taille mince,
déposer à tes lèvres, le baiser formidable,
me perdre dans ce rêve aux formes délectables.

Imaginer enfin, les milles et une nuits,
me noyer corps et âme dans ce songe de femme.
Être flambeau et feu pour ranimer la flamme,
amoureux au long cours, de ma belle endormie.

vendredi 19 septembre 2014

AU FOND DE TES YEUX

C'est au fond de tes yeux que j'oublie tout le reste,
le silence, les cris, d'une vie imparfaite.
C'est juste entre nous deux, souffle tendre éphémère,
qui fuit le vent mauvais, de l'été en hiver.
Quand tu t'en vas trop loin, je ne suis plus que flamme,
vacillante, éperdue, loin de ton corps, madame.
Tout ce que tu m'as donné, comment donc te le rendre,
tu es vice et vertu, dieux et diables ensemble.
Et quand de nos caresses, brillant feu sous la cendre,
l'une et l'autre emmêlées, nos âmes se rassemblent.



dimanche 14 septembre 2014

ETOILE

D'impossibles rencontres, en impossible soir,
quand nos mains égarées se cherchent dans le noir,
de désir coupable, en coupable plaisir,
nos âmes emmêlées s'aiment sans ralentir.

De rendez vous manqués, en songes inavoués,
quand les secondes coulent et ressemblent à des heures,
de caresses à la hâte, en battements de cœur,
de regards trop aimés, en regards cachés.

Quand la peau s'impatiente, sous le jean que tu portes,
qu'à mon rêve amoureux, tu laisses ouvrir la porte,
heureux et malheureux, je cherche dans la nuit,
petite étoile brille, éclaire enfin ma vie.

UNE VIE

De rocs, de rochers, de pierres et de rocailles,
arêtes acérées, à l'enfer minéral.
Ce désert décharné où mon âme bataille,
horizon arraché aux lignes de métal.

Il a fallu marcher, des heures interminables,
contempler, sans un cri nos ombres dérisoires,
taire nos lèvres séchées au soleil coupable,
sans cesser d'avancer au mirage illusoire.

Pour enfin s'écrouler, au sommet d'une dune,
sous la pâle clarté d'une invisible lune.
Recompter sans un mot, les étoiles une à une,
les offrir, en silence à mes frères d'infortune.
 


samedi 30 août 2014

MILLE FOIS

J'ai dû recommencer, mille fois inventer.
De cet ardent baiser où tu livres ton âme,
découvrir en secret, la trop brûlante flamme.
A ta nuque, à ton cou, parcouru insensé,
mille fois frissonné à ce torrent de charme.
Tes lèvres parfumées m'ont fait rendre les armes.
Enfin abandonné aux merveilles d'une femme,
juste fermer les yeux et se laisser aimer.

jeudi 14 août 2014

CE SOIR

Ce soir, pas de grands mots,
juste tendresse et peau.
Vous et moi, souffle court,
glissants au bout du jour.

C'est juste l'air brûlant,
que nos âmes respirent.
Cette fuite hors du temps
où nos lèvres délirent.

Dans mes veines, tu cours,
tu es frémissement,
cœur cognant comme un sourd,
cri de la chair, vibrant.

Contre toi, contre moi,
cette fièvre qui danse,
allume nos regards,
électrise nos sens.

Tu es ma seule rime,
chancelante et ultime,
Ce soir, pas de grands mots,
juste tendresse et peau.

vendredi 8 août 2014

MON BATEAU FOU



Tu es ce bateau fou, qui brise ses amarres,
ce reflet malicieux, qui s'accroche aux miroirs,
ce fruit tendre et juteux où je rêve de boire,
ma rencontre d'espoir, mon plus beau des hasards.

Sous ma peau tu palpites, tu es ma fièvre au corps,
dans tes grands yeux brillants, tu murmures "encore",
toi mon jardin secret, ma brune, mon trésor,
tu es ce que je sais et tout ce que j’ignore

Tu es vaisseau fantôme, l'enfer, le paradis
tu es ce que je veux et tout ce qui me manque,
ces lèvres, ce sourire, si proches, si lointains, 
mon passé, mon futur, mon présent incertain.


samedi 2 août 2014

GRANDE MAREE

Quand la grande marée glisse sous le corsage,
que mes mains assoiffées partent en pèlerinage,
tes jolis seins dressés m'invitent à ce voyage,
et m'obligent à promettre, de ne pas être sage.

Lorsqu'à ta nuque offerte, sous les cheveux de soie,
à mes lèvres en fête, à ma bouche sans voix,
à ton cou frémissant, quand ta tête s'incline,
ce parfum enivrant, coule à ta chair divine.

Quand aux draps de pénombre, mes bras autour de toi,
accrochés l’un à l'autre, cœurs cognant, immobiles,
baiser lourd, envoutant, court à ta langue agile,
je divague, je sombre, je suis toi, tu es moi.

mercredi 23 juillet 2014

AUTOROUTE

Tempête sous le crane, posé sur l'appui tête,
grand parking vitreux aux barrières d'autoroute,
les yeux clos, silencieux, pour être ou ne pas être,
mes mains sur le volant, la fatigue en rajoute.

Quand le long des portières, glisse asphalte désert,
phares aveugles, impuissants, recherchant la lumière,
rétroviseur muet sur la banquette arrière,
seul dans l’habitacle, sur mon trône de fer.

J'ai franchi le péage, perdu la marche arrière,
te retrouver déjà, respirer le même air,
pour t'aimer toute entière, de soleil et de doute,
te l'avouer enfin, cette aussi longue route



dimanche 6 juillet 2014

PETITS PIEDS

Les volets fatigués laissent entrer la nuit,
essayent de filtrer la chaleur, le bruit.
Le plafonnier voyeur, s’essaie à éclairer
assise, dénudée, la brune sur le lit.

Cette moite torpeur où le songe grandit,
jolis pieds rassemblés attendent le vernis,
juste un peu de couleur, pour rêver la vie,
lui rendre la saveur, le parfum de l'envie.

A son buste penché, un tee shirt suffit,
pour cacher, révéler, chair tendre qui luit.
Jambes douces, épilées, vibrantes comme un arc
petit pinceau de soie glisse aux ongles de nacre.

As tu pensé à moi, osé avec tendresse,
laissé aller tes mains aux subtiles caresses,
ma belle, mon amour, invisible maitresse,
de ce plaisir caché, dont tu es la prêtresse.

mercredi 2 juillet 2014

PARDON

Le soleil hurlant a beau luire, beau faire,
brûler comme un dément ses larmes d’hydrogène,
lorsque tu n'es pas là, j'ai le cœur polaire,
je vis au ralenti, comme un roi sans sa reine.

Tout me semble incertain, loin de tes yeux qui chantent,
au plus noir de la nuit, c'est ta peau qui me hante.
Mon rêve inassouvi à cette longue attente,
Solitaire, sans bruit, à tes lèvres absentes.

Recompter mes erreurs, la somme de mes doutes,
lui demander pardon, une seconde chance,
le refaire mille fois, ce premier pas qui coûte,
rester seul au grand froid et  l'aimer en silence.

samedi 28 juin 2014

SOMBRE

Assis au bord du vide, au petit jour, hagard,
cœur cognant dans la tête, au point de non retour.
Parcouru tant de routes, fait tant de faux départs,
pour en arriver là, dernier compte à rebours.

Sillonné en tous sens l'obscur coté sombre,
renoncé mille fois en croyant faire un choix,
cru qu'un peu de soleil effacerait les ombres,
que prier dans le noir me donnerait la foi.

Balancés idéaux dans la benne à ordure,
effacés tous les mots à cette vie banale,
accélérer à fond plutôt que ralentir,
être à peine arrivé et déjà repartir.

Grains de sables oubliés en haut du sablier,
à mon âme déserte, le temps s'est arrêté.
Ni projet, ni regret, sans passé, sans futur,
pour se faire oublier, ma vie rase les murs.



dimanche 22 juin 2014

COMMENT ?

Comment donc, sans un mot pourrais-je te l'écrire,
en silence glisser sur d’invisibles phrases,
jour après nuit, le dire, sans tricher, sans trahir,
rester simple, serein, m'agiter sans emphase.

Comment donc ignorer, ce désir qui m'emporte,
cette fièvre cachée que tous mes sens attisent,
abattre un par un, tous les murs et les portes,
quand je suis déjà pris et toi déjà conquise.

Comment donc masquer ces rides en cohortes,
ce cœur fatigué, cette vieille carcasse,
tant d'années amassées comme de la peau morte,
la jeunesse brulée qui peu à peu s’efface.

Comment donc oublier, comment donc me taire,
accrocher un soleil au gris des matins blêmes,
respirer à ton air, boire dans le même verre,
te serrer contre moi, enfin dire, je t'aime!



samedi 21 juin 2014

SOLSTICE

Quand j'ai l’âme à la vague,
temps bourdonnant, hagard,
le cœur vibrant, divague,
aux méandres du soir.

Dans le noir, tu tisses,
comme phare au levant,
éclats de ciel brûlants,
à ton regard complice.

Ailleurs et pourtant là,
sous mes paupières, tu glisses,
ma brune, mon solstice,
ta chevelure, tes bras.

C'est collé contre toi,
mélangées nos blessures,
tes doigts entre mes doigts,
ta bouche qui rassure.

je t'ai rêvé cent fois,
petits pieds, mille pas,
ton souffle, tes caresses 
mon amour sans laisse .



vendredi 13 juin 2014

CE QUE MA PEAU MURMURE

As-tu bien entendu, ce que ma peau murmure,
ces silences écrits, cette douce brûlure,
ce long frémissement, ce regard moins pur.

Quand tout devient ardent, que la fièvre s'invite,
sous le corsage blanc, ce cœur qui bat trop vite,
tes jolis seins hurlants à l'envie tyrannique.

As-tu bien regardé où mes deux mains se glissent,
ivres, folles, égarées à ta chair complice,
sous le tissus léger, aiment tes hanches lisses.

Puis se laissent emporter, dérivent un peu, s'invitent,
à ce ventre nacré, bouillonnant, qui palpite,
ce corps souple et vibrant où le plaisir s'agite.

Bouches, lèvres, baisers, nos langues apprivoisées,
dessinent arabesques, mille mots adorés,
déposent à mon épaule, ton épaule aimée.

lundi 9 juin 2014

PHENIX

Fait de bric et de broc, lorsque le temps ballote,
efface tous les mots, ferme toutes les portes.
De plantes venimeuses et d'épines acérées,
le petit jour se tait au ciel décoloré.

Ce destin fatigué, dont je ne suis plus maitre,
ces figures imposées que je ne sais plus faire,
d'un seul coup oublié et l'art et la manière.
Descente chaotique au présent éphémère.

Passager inutile, d'un radeau de fortune,
zigzaguant entre écueils et nuages de brume,
longue errance immobile, où l’âme se complait,
chaque matin, fébrile à l'amour je renais.

Cent fois, j'ai cru, j'ai dû, de la vie lâcher prise,
mille fois revenu, déchirer l'aube grise.
De ce combat sans fin, cette marche harassante,
ni vainqueur, ni vaincu, reste juste l'attente.

samedi 7 juin 2014

BIVOUAC

C'est au ciel végétal, la jungle maléfique
Machette trace la piste où les lianes s'invitent
Dans l'air de cristal, l'orchidée narcissique
Plus loin, le fleuve vert et ses courbes tragiques.

Tous les deux, cheminons, elle est souple, va vite
pantalon de treillis, chemise brune ouverte
La sueur à son front, diadème en  gouttelettes
sa main serre la mienne, au courage m'invite.

Quand la fatigue vient, aux muscles endoloris
Nettoyer à la hâte quelque mètres carrés,
dérober un instant aux insectes maudits,
bivouac de fortune, pour boire, pour manger.

C'est assis cotes à cotes sur un arbre couché,
la belle fatiguée, contre moi appuyée,
Que je me mets à voir, ce que j'ai ignoré,
le visage angélique sous la crinière mouillée.

Grands yeux félins, faits de brun, de lumière,
La foret est humide, alors elle frissonne,
sa tête à mon épaule, se cale, s' abandonne,
nos chaleurs mélangées au fond de cet enfer. 

J'ai tourné mon visage aux lèvres qui me frôlent,
senti ce souffle clair, entouré ses épaules,
sa bouche a murmuré, à la mienne collée,
libéré d'un seul coup, cet amour prisonnier.

dimanche 1 juin 2014

LA MORT A SA FENETRE

La mort à sa fenêtre, regarde le printemps,
elle a mon zéro six, mon mail, mon présent,
m'invite comme ami dans son réseau social,
m’envoie de nombreux posts, une amie idéale.

Chaque jour, à l'écran, elle écrit, elle hangout,
prend soin de moi, me prédit un burn out.
Je la croise parfois, la sombre amie sans fard,
évitant la caresse de son brûlant regard.

Entre elle et moi, contrat, un deal original,
tomber fou amoureux, une dernière fois,
renaitre de mes cendres, à l'amour infernal.
M'endormir assouvi au monde de ses bras.

Quand la belle aura fui, lassée de sa conquête
à nouveau, seul et froid, le cœur vide, inerte,
mon âme déchirée, aux abimes offerte,
vers ce baiser létal, j'irai à sa fenêtre.

samedi 31 mai 2014

OCEAN

A la crête des vagues, vole un Fou de Bassan

C'est au ciel géant, à l'horizon qui passe,
la frêle silhouette et son ombre de glace
Immobile, elle attend, plantée au lit du vent.

C'est seule à l’océan qu'elle a trouvé sa place,
balayée par le temps, son âme se promène,
s'égare par instant, puis revient sur ses traces.

Dans le sable émouvant, ses rêves la rejoignent,
s'envolent, hésitants, veulent couper la chaine,
l'arracher, insoumise, aux affres du présent .

Partir, revenir, entre passé, futur
laisser aller la vie, abattre tous les murs
C'est seule à l’océan, que la belle murmure.

jeudi 29 mai 2014

SOUS LA TABLE

Voila, comment le dire, à toi cher lecteur
je ne suis pas ici, mais juste dans l'ailleurs
je suis parti trop tôt, revenu bien trop tard,
éparpillant des vers, au souffle du hasard.

J'hésite et je vacille, entre le gris, le noir,
je syllabe et j' écris les mots pour te savoir
dans ce rêve, errant , je m'accroche à l'instant,
à ce vent qui me pousse et m'arrache au présent.

Aurais-je pu ou du, redevenir affable
belle et douce inconnue, à ce superbe soir
quand en face de vous, à la petite table,
du pied et de la jambe, vous me le fîtes croire.

mardi 27 mai 2014

VERTIGE

Quitté les hauts talons, elle a hissé sa bouche,
capturé d'un seul coup, mon âme à ses lèvres.
Quand nos langues soudées, ivres de nous, se touchent,
inventent une rencontre, où le désir se lève.

Sous le voile léger, sous la fine dentelle,
les petits seins heureux et leur belle frimousse,
sont au creux de mes mains, chaude petite housse,
offerts, délicieux, à moi pauvre mortel.

Suivi la courbe folle, à ses hanches, ses reins,
ce cou qui se renverse, ses jambes douces, enfin.
Je voudrai être pieuvre, avoir mille bras,
pour caresser ce corps, de partout à la fois.

Quand elle a pris ma main, choisit les doigts agiles,
pour guider avec soin, doux esclaves, dociles,
entre les cuisses tendres, découvert, le calice,
lorsque le plaisir se glisse au petit dôme lisse.

Ensemble, tous les deux, poursuivant ce voyage,
l'un à l'autre attachés par ce brulant cordage,
collés, indivisibles, comme amant et amante,
laissons aller nos cœurs au plaisir qui nous hante.

Nos corps enchevêtrés comme lianes géantes,
ensemble, amoureux, d'une lente impatience,
dormons, enfin, tous deux, au soir qui s'élance.

lundi 26 mai 2014

LA VILLE

Quand la lumière morte des lampadaires muets,
s'étale, anguleuse aux ombres de métal.
Que la ville s'étend au souffle des regrets,
coule au périphérique, à la ronde infernale.

Lorsque la nuit descend aux immeubles rigides,
aux néons clignotants, aux trottoirs livides,
le temps s'étire, lent, aux abribus vides.

A la fatigue, aux vents, le visage se ride,
aux miroirs aveugles, à cette vie servile,
à nos chambres désertes, à nos rêves arides,
la cité endormie, sous le ciel vibrant,
laisse vivre un instant, la peur indélébile.

Quand les corps fatigues des amants et des autres,
oublient juste d'aimer, usés, à qui la faute,
dans le lit épuisé, ces couples d'inconnus,
s'endorment, exilés, d'une quête éperdue.

Lorsque le jour revient repoussant les abimes,
dans ruelles et rues, quand soudain tout s'anime.
je la croise, enfin, brune, belle, divine.