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LE SABLE A BU LE SANG

C'est un désert brulant où la haine surnage,
allongé sous le vent, le sable a bu le sang,
effacé tous les cris de cet obscur carnage,
drapeau noir flottant entre morts et vivants.

Au nom d'un dieu absurde, un massacre incessant,
ici plus rien n'est pur, entre couteau, kalach,
poudre et poussière d’acier à la vie nous arrachent,
pas le temps de prier, mourir en combattant.

Éteindre la télé, oublier un instant ,
siroter un coca, ce monde à feu à sang,
Balayer d'un revers, l'ailleurs et son enfer,
juste fermer les yeux, s'en moquer, laisser faire.

Occident fatigué, pense aux milliers de mères,
n’oublie pas les combats que menèrent nos pères.
Nos fils partiront, dans un camp ou dans l'autre,
et tout le sang versé sera aussi le nôtre.

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POIVRE ET SEL

Il y a les murs blancs,
les volets ajourés où la lumiere s’élance.
le plafond fatigué de cette pièce immense.
le sol tout usé à force d’impatience.

Les plus que parfait, écrits au passé simple,
les toujours, les jamais, agrippés à la marge,
dans le petit cahier dont j'arrache les pages.

Le cœur noir, endormit,
j'ai l’âme poivre et sel,
hésitante, hagarde, aux dessous de dentelle.

Je vois des verres froids toujours à moitié vides,
et tous ces cris sans voix à la lune livide.
Le grand lit resté là comme une confidence.

Les tuiles sur le toit, la trop vieille charpente,
ne me protègent plus, du temps et de l'attente,
immobile, vaincu aux vaines résiliences.











REMINISCENCES

Suis je mort ou vivant, autour les murs dansent,
le sol et le plafond, s'attirent, se rapprochent.
Essoufflé , tournoyant, cherchant la délivrance,
mon cerveau fatigué, à l’écume s'accroche.

Là, je vois des enfants, la cour d’école immense,
le gosse aux cheveux blond et cette plaie qu'on panse,
les genoux écorchés, les bagarres du dimanche,
tous les zéros pointés, les envies de revanche. 

Tant de départs ratés, les trains de nuit, les gares,
les verres vides ou remplis et les aubes blafardes.
les mots dits et redis, les soirées qui s'attardent,
la rencontre éphémère de l'amour en retard.

Femme assise sur moi, qui monte et qui descend,
voyage vers les cieux, qui marque la cadence,
juste fermer les yeux, perdre son innocence,
se fâcher avec dieu, pour remonter le temps.

Gisant inanimé, seul aux réminiscences,
les bribes du passé, mêlées à l'inconscience,
être ou avoir été, à l'ultime insolence.
Suis je mort ou vivant, autour les murs dansent.


LA MORT A SA FENETRE

La mort à sa fenêtre, regarde le printemps,
elle a mon zéro six, mon mail, mon présent,
m'invite comme ami dans son réseau social,
m’envoie de nombreux posts, une amie idéale.

Chaque jour, à l'écran, elle écrit, elle hangout,
prend soin de moi, me prédit un burn out.
Je la croise parfois, la sombre amie sans fard,
évitant la caresse de son brûlant regard.

Entre elle et moi, contrat, un deal original,
tomber fou amoureux, une dernière fois,
renaitre de mes cendres, à l'amour infernal.
M'endormir assouvi au monde de ses bras.

Quand la belle aura fui, lassée de sa conquête
à nouveau, seul et froid, le cœur vide, inerte,
mon âme déchirée, aux abimes offerte,
vers ce baiser létal, j'irai à sa fenêtre.