samedi 27 septembre 2014

PULL NOIR

C'est un grand pull noir, 
qui offre et qui dérobe,
comme la nuit au soir,  
et ta peau blanche enrobe.

C'est un grand pull noir,   
qui me donne et qui cache,
ce puit où je veux boire,
ce que l'amour arrache.

C'est un grand pull noir, 
ce sombre écrin de toi,
de plaisir et de joie,
de désir et d'espoir.

jeudi 25 septembre 2014

MAJA DESNUDA

Métropolitan muséum, le Louvre,  le Prado,
tant de peintres géniaux, de fresques, de tableaux.
Toutes ces femmes offertes, Botticelli, Goya,
naissance de Venus et Maja desnuda,
auront beau dire, beau faire, s’étaler sur les murs,
aucune d'elles jamais ne te ressemblera,
tu es mon paysage, ma fièvre, mon murmure,
ma sculpture de chair, ma peinture de soie.

mercredi 24 septembre 2014

SALLE D'ATTENTE

C'est un pièce vide que le jour abandonne,
une lumière livide, où mon pas lourd résonne.
Salle d'attente folle, d'une immobile course,
je vais de long en large, comme un loup, comme un ours.

Le cerveau dérivant aux heures que je touche,
accroché aux carreaux, c'est ton regard brillant,
qui me parle de toi, me fait du bouche à bouche,
me donne la patience et raccourci le temps.

Lorsque tu n'es pas là, que s'invite le doute,
tu m'offres ton présent, me dessines une route,
de corps, de peau, de chair, tu habilles le vent.
dans mon cœur, dans mon sang, à chaque battement.

mardi 23 septembre 2014

JARDIN D'EDEN

En douceur l'arracher, 
Ce petit bout de soie, qui cache un bout de toi.
Le jeter loin de toi,
Te boire, te manger, toute entière t'aimer.

lundi 22 septembre 2014

CLUB MED

Tant de lettres parties, vers la poste restante,
feuilles parcheminées, écriture élégante,
tous ces mots de désir, juste mis en attente,
ballotés dans le sac du facteur qui chante.

Perdus, et balayés tous les mots que je lance,
partie ma Dulcinée, loin de moi en vacances,
je reste seul ici, un courrier en souffrance,
la belle est loin de moi elle a quitté la France.

Toute nue au soleil, elle s'étire et sommeille,
moi je dois l'avouer, que j'ai bien les abeilles...
Quand l'amour de ma vie, prend la couleur du miel,
moi je grimpe aux rideaux, pour y chercher le ciel!

Allez je te pardonne, tu as bien de la chance,
lorsque tu reviendras, je prendrai ma revanche.
Lorsque l'amour est grand, recouvert de patience
mille baisers de toi, et mes mains sur tes hanches.





MOTS PERDUS

A tous ces mots perdus, à ces mots retrouvés,
aux volutes du vent, au meilleur et au pire.
Quand s'éclaire un instant, ma vie, à ton sourire,
de si lourds secrets, prêts à me dévorer.

J'ai tout voulu de toi, ton absence, ton rire.
Ce que l'on ne dit pas, saurais tu me le dire,
quand la chair et l'esprit ne peuvent plus mentir,
ce qu'on ne montre pas, voudrais tu me l'offrir?

Comment donc rester sage, calme et obéissant,
quand le désir se sait, pur à vos lèvres folles.
Qui donc étire le temps, dessine une corolle,
sur ce corps frémissant où l'amour s'étend.

samedi 20 septembre 2014

CONTES

Si le petit Poucet, semait tant de petits cailloux,
pour me pendre à ton cou, je sème des mots doux.
Ne pas perdre un seul jour, rester dans ton sillage,
caresser mille fois, ce cœur sous ton corsage.

Ma belle au bois dormant, comment donc être prince?
te réveiller enfin, saisir la taille mince,
déposer à tes lèvres, le baiser formidable,
me perdre dans ce rêve aux formes délectables.

Imaginer enfin, les milles et une nuits,
me noyer corps et âme dans ce songe de femme.
Être flambeau et feu pour ranimer la flamme,
amoureux au long cours, de ma belle endormie.

vendredi 19 septembre 2014

AU FOND DE TES YEUX

C'est au fond de tes yeux que j'oublie tout le reste,
le silence, les cris, d'une vie imparfaite.
C'est juste entre nous deux, souffle tendre éphémère,
qui fuit le vent mauvais, de l'été en hiver.
Quand tu t'en vas trop loin, je ne suis plus que flamme,
vacillante, éperdue, loin de ton corps, madame.
Tout ce que tu m'as donné, comment donc te le rendre,
tu es vice et vertu, dieux et diables ensemble.
Et quand de nos caresses, brillant feu sous la cendre,
l'une et l'autre emmêlées, nos âmes se rassemblent.



dimanche 14 septembre 2014

ETOILE

D'impossibles rencontres, en impossible soir,
quand nos mains égarées se cherchent dans le noir,
de désir coupable, en coupable plaisir,
nos âmes emmêlées s'aiment sans ralentir.

De rendez vous manqués, en songes inavoués,
quand les secondes coulent et ressemblent à des heures,
de caresses à la hâte, en battements de cœur,
de regards trop aimés, en regards cachés.

Quand la peau s'impatiente, sous le jean que tu portes,
qu'à mon rêve amoureux, tu laisses ouvrir la porte,
heureux et malheureux, je cherche dans la nuit,
petite étoile brille, éclaire enfin ma vie.

UNE VIE

De rocs, de rochers, de pierres et de rocailles,
arêtes acérées, à l'enfer minéral.
Ce désert décharné où mon âme bataille,
horizon arraché aux lignes de métal.

Il a fallu marcher, des heures interminables,
contempler, sans un cri nos ombres dérisoires,
taire nos lèvres séchées au soleil coupable,
sans cesser d'avancer au mirage illusoire.

Pour enfin s'écrouler, au sommet d'une dune,
sous la pâle clarté d'une invisible lune.
Recompter sans un mot, les étoiles une à une,
les offrir, en silence à mes frères d'infortune.