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Affichage des articles du mars, 2015

IL Y A DES JOURS

Il y a des jours muets, des secondes secrètes,
des heures où tout se tait, où le rire déserte.
Des toujours, des jamais, paroles imparfaites,
où le silence sait le poids de nos échecs.

Il y a des jours bavards, des secondes parloir,
des heures où tout se sait, où le rire disserte.
Des toujours, des jamais, paroles illusoires,
où le bruit se complait à de fragiles fêtes.

Il y a des jours tendres, des secondes discrètes,
des heures où tu me manques, où le désir est maitre.
Des amours, des regrets, paroles désuètes,
où le bonheur s'envole à ta folle conquête.

C'EST JUSTE LE PRINTEMPS

C'est juste le printemps,
juste un matin moelleux,
qui se tait dans la brume.

C'est juste le printemps,
Juste un jour sans toi,
au silence qui hurle.

C'est juste le printemps,
juste, grande marée,
où le rêve s'éclipse.

C'est juste le printemps,
juste seul, égaré,
couvert de cicatrices.

C'est juste le printemps,
juste un jour de plus,
un jour de moins, aussi.

CALICE

Le diable dort encore, mais toi tu le réveilles.

Dessous de soie ôtés, jetée ton auréole,
sur la pointe des pieds, à mon corps tu te dresses,
bras autour de mon cou, tu glisses une caresse.
De ta bouche à mes lèvres, cet enivrant alcool.

Tomber à tes genoux, de toute mon ivresse,
pour attirer vers moi ton ventre rugissant.
Enfouir mon visage, me perdre avec tendresse,
dans le sillon fragile, maitre de mes tourments.

Boire et reboire encore, à ce désir si fort,
Laisser tes mains guider, sans le moindre remord,
à ma langue assoiffée, ton petit dôme lisse,
Me perdre à tout jamais à ce charnu calice.

DANS LE NOIR

Si j'écris dans le noir, c'est pour mieux disparaitre,
me rassasier de toi, mourir et puis renaitre.
Pour mettre bout à bout mes rêves, mes détresses,
imaginer cent fois d'impossibles caresses.
Laisser aller mon âme à ton âme de femme,
me noyer, solitaire, à cette obscure flamme.
Ivre de ton odeur, écouter ton silence,
battement de mon cœur, tout entier à tes hanches.
Juste laisser mes mains à ta chair si blanche,
de la bouche et des lèvres où ton désir danse.