samedi 27 juin 2015

VOYAGE

Le voila donc ce corps, ce rêve, ce voyage,
ce si tendre pays, offert page après page.
La chevelure brune, l'ovale du visage,
les yeux déjà brillants au patient effeuillage.

Puis le cou parfumé où  la veine palpite,
plus bas sous la dentelle, offerts et dérobés,
tes deux seins adorés, ma bouche qui s'invite,
à la pointe durcie d'un plaisir deviné.

Là, le galbe des hanches et ton dos sous mes mains,
ces deux jolies fossettes blotties au creux des reins,
dernière halte poivrée, avant tes fesses rondes,
courbes tant désirées que la lumière inonde.

Enfin le ventre plat, ce triangle de soie,
ce rempart que tu ôtes, pour me l'offrir à moi,
ce sillon entrouvert, ce bourgeon plein de toi,
ce monde si fragile, la fontaine où je bois.

Laisser enfin aller, glisser, mille et une caresses,
de tes cuisses à tes jambes, sous le nylon discret,
ce langoureux périple, cet amour secret,
jusqu'à tes petits pieds, déposer ma tendresse.
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