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Affichage des articles du octobre, 2015

J'AURAIS PU

J'aurais pu vous narrer de superbes histoires,
vous dire, vous raconter les plis de ma mémoire.
Griffonner sur ma feuille, quelques mots dérisoires,
Mille et un arcs en ciel accrochés au grand soir.

Entre l'avant, l'après, dire la fièvre au corps,
la sueur à la peau, l’épaule que l'on mord.
Vous parler de la vie, de l'amour, de la mort,
j'aurai pu tant de choses, sans regret, sans remord.

Mais je n'ai pu que vous, te le dire en silence,
graver vers après vers, une aussi lourde absence.
Un désir aussi fou, comme une confidence,
juste rêver de vous, aimer à contresens.


LE FOULARD

Tout de vous, tout de toi, derrière ce foulard ,
tes jambes si agiles, tes yeux derrière les cils,
ce trouble, cet émoi , jeu de colin-maillard,
ce qui m’entraine à toi, cet invisible deal.

Lorsque que tout va de soie, aux dentelles fragiles,
Les vagues et les vents, sont de mille manières,
ce vibrant océan, dont je suis la presqu’ile,
le corps ondulant d'une belle écuyère.

Ce qui parle de toi, visible et invisible,
désir fait les cent pas, essaye de se taire.
laisse les mains, les doigts, à la taille flexible,
j'ai beau dire, beau faire, mais tout en vous m'attire.





ARGILE

Tout est si près, inaccessible, ce que je tais, à la dérive.
Les toujours, jamais, cousus au même fil.
Entre l’avant, l’après, cet instant immobile,
Ce que le cœur sait, la raison si fébrile.
Le présent imparfait, le futur fragile,
la vie en pente douce qui glisse vers l’abime.
Tous les mots que je touche et la peau sous l’argile,
frémissante en secret sous d’invisibles rides.
Quand, ce qui est aisé nous semble si pénible,
Il suffit de rêver et tout devient facile.
Quitter nos oripeaux, nos hardes, nos guenilles,
Juste voir le beau et dessiner une ile.

LE TEMPS

Encore un peu de temps, de silence, de vent.
Juste un peu de patience...
Plus de faux, plus de vrai, pas la  moindre évidence.
Entre l'après, l'avant, le bruit des certitudes,
pas le moindre printemps à l’hiver si rude.

Lorsque seules au néant,
les comètes s'invitent et chevauchent l'instant,
avant de disparaitre aux gouffres des trous noirs,
le ciel si froid se tait à l'ombre dérisoire.

Quand viendra le moment,
que l'air sera si doux, au moment de savoir.
Quel était le début, qui écrira la fin ?
Encore un peu de temps!