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Affichage des articles du 2016

Tes yeux,

J'ai bu tes yeux, baisé tes larmes, Serré si fort ton corps de femme, Baisé tes seins, frôlé ton âme.

Insomniaque

Le désir insomniaque,
quand l'âme au bord des lèvres, s'envole en gémissant,
que le cœur haletant tambourine à ta porte,
glisse au peignoir de soie,
tout de toi, tout émoi,
vacille et puis m'emporte.

Tu rends ma peau heureuse,
en caresses aériennes, en frôlements fiévreux.
Belle fête païenne dont je deviens le roi,
déesse amoureuse, aime du bout des doigts.

Toi, moi, nous

Toi, moi, nous,
Nos ombres titubantes à l'envie, au désir,
la pluie comme un verni aux pavés centenaires.
Puis la bouche béante d'une porte cochère,
balustrade de bois et odeur d'encaustique.

Laisser aller mes doigts au nylon de ta cuisse,
sentir nos égos, se fondre, se dissoudre.
Ton ciré entrouvert, dessine un nouveau monde,
quand nos chairs se heurtent, s'emmêlent, se découvrent
à nos ventres haletants, si pressés d'en découdre.

L'oubli en un instant, le corps perd la tête,
enfin mordre ta bouche en tendres mots d'amour,
et conserver ta main pour reprendre la route.

Peinture Pascale Taurua

Winter is coming

Les craquements du silence,
Le grincement de l'air froid sous la porte,
La lumière qui hésite, s'égare, se fendille,
Puis se glisse aux murs vides,
À la chambre livide.

A ma montre, immobiles les heures tournent en rond,
Hésitent, puis cliquètent, se perdent au plafond.
Le cendrier s'étouffe au corps des cigarettes.
J'ai bu tous les verres vides et respiré l'absence.

L'hiver va venir,
En reproches muets, en songes inutiles,
Conjuguer au présent des futurs imparfaits,
Recouvrir les toujours par de sombres jamais.

La robe tombe (Tryptique)

Ah…Vous aimer Madame,
De dos, de face et de profil.
Ardent, devenir fou, presque fébrile.
Baiser, baiser vos mains,
Puis m'enhardir, aller plus loin,
Des escarpins jusqu'à la nuque,
En lignes droites, en courbes sombres,
vos bas de soie, la mer profonde.
Frôlement doux, corps en émoi,
la robe tombe…
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La robe tombe,
Enfin...
Et Vous voilà, Madame,
En parure de peau, en étreinte animale,
Pendule oscillant entre le bien, le mâle.
Rondeurs enchevêtrées, sans aucun artifice,
la soie noire à vos cuisses comme un compte à rebours.
Ces senteurs poivrées où le désir se glisse,
Face à face vibrant ou l'envie se hérisse,
S'élance, disparait à d'émouvants velours
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Elle remet sa robe,
Et ses bas de soie noire.
Un peu de rouge aux lèvres et du noir sur les yeux.
Dehors l'aube se lève, coule dans ses cheveux,
Ses hauts talons résonnent aux lames du plancher,
Las, le grand lit fr…

Existence

Je n'ai jamais aimé les roses sans épine
et les fruit vénéneux sont souvent les plus beaux.
C'est juste oser le faire et à la fin le dire,
le plus sombre de vous, le noir, le secret,
votre face cachée me séduisent et m'attirent.
Ce sont vos repentirs en rouge cicatrices,
vos rides de silences, le brulot de vos nuit
et tous vos jours d'absence,
qui redonnent à la vie le gout de l'existence.

Gourmander

Vous gourmander Madame,
être sucré, salé, ou piment d'Espelette.
Vous gourmander sans cesse,
découvrir le gout et toutes les saveurs,
de vos mets délicats, de vos mille senteurs.
Vous gourmander enfin de toutes les manières,
une bouchée de vous, c'est mon palais qui chante,
vous offrez tour à tour ce miel, ces épices,
ces brûlantes liqueurs, ce zeste de fraicheur.
Vous gourmander Madame,
être affamé de tout, vous gourmander le cœur.

Madone rebelle

Il suffisait d'un rien,
d'un filet de lumière évadé des persiennes,
de la chair estompée aux couleurs de poussière.
Lorsque les yeux mis clos posés sur le silence,
vos lèvres entrouvertes s'essoufflaient à l'attente.
La veine à votre cou, le cœur qui cadence.
Vous restiez là, muette,
à regarder mes mains entrouvrir le corsage.
En battements de peau, en caresses inquiètes,
cet abandon à l'autre, cette fleur périssable,
nous buvions le plaisir à même ce mirage.

Mais les ans ont filé au vide impénétrable
pourtant, j'aurai aimé, jusqu'à la dernière page,
vos regards lumineux et vos sombres absences,
vos frôlements soyeux de madone rebelle.

Je vous hais!

Je vous hais mon amour !
de toutes les manières.
J'exècre vos grands yeux , vos courbes sensuelles,
vos seins chauds, parfumés, ce bassin qui s'avance,
laissez-moi vous le dire, tout cela m'indiffère !

Je ne poserai pas mes mains folles à vos hanches,
ma bouche n'ira pas,
boire les soubresauts qui hurlent à votre ventre.
Je serai silencieux, lèvres closes à l'attente,
indifférent à tout, sans esprit de revanche.

Je ne dirai jamais le moindre frôlement,
ce souffle à votre cou, ce frisson de la chair,
je ne serai qu'absent, de toutes les manières.
Je vous hais mon amour, si désespérément !

Au retour de l'automne

Le ciel a mal dormi,
il a les yeux gonflés, des cernes de nuages.
C'est la pluie gouttes à gouttes, qui glisse sur les vitres,
tic-tac silencieux qui scintille au brouillard.

Elle oscille muette, le front à la fenêtre,
pose ses mains à plat sur le verre qui claque.
La tête qui s'incline, caresse l'aube pale,
La lumière qui coule à la nuque, aux épaules,
en désir diaphane à la peau qui frissonne.

Le jour hésite encore, s'invite à la pénombre,
dessine contre ses courbes, offre le galbe aux ombres.
De reflets en reliefs, la chair, le grain de peau,
s'illuminent, s'égarent, songent et vagabondent.

C'est là, vacillante et nue, aux formes indécises,
femme entraperçue, seule au rideau d'ennui,
au coucher de la nuit, au retour de l'automne.

JACK DANIEL'S

J'ai fini le bourbon et j'ai mal à la tête,
les murs qui tournent en rond autour des fenêtres.
L'aube a rejoint la nuit, tourbillonne insoumise,
même la rue titube à cette valse grise.

Elle se déshabille, dit qu'elle a mal aux pieds
s'affale sur le lit, disparait sous la couette.
Je reste là, assis, muet, à regarder
la belle disparue sous l'aurore de plumes.

L'odeur du café noir qui fuit de la cuisine,
le verre d'eau qui pétille autour de l'aspirine.
Petit matin frileux qui frissonne amoureux
oscille hésitant, heureux ou malheureux.
J'aurais pu, j'aurais dû, mais je n'ai jamais su.

FINALEMENT

Finalement,
Je préfère vos vices à toutes vos vertus,
Je vous aime lascive, rebelle et ténébreuse.
Dans le divan profond vos courbes capiteuses,
le cri sourd de la chair en gouttes de cristal,
jours et nuits haletants au désir infernal.

Jambes et cuisses nouées en vibrant attelage,
Vous aimez me tenter, murmurer des mirages,
agiter la vertu, la rendre désirable,
la laisser se cacher en dessous de soie noire.

Lèvres rouges entrouvertes, où le plaisir disserte,
en baisers venimeux, en caresses alertes,
hérétique soumise ou diablesse experte,
vous êtes ce grand soir ou je perds la tête.

ROAD

Dans le cerveau c'est canicule !
Le silence brûlant qui cogne sur les tempes,
long voyage immobile qui se fige à l'attente.
Quand le jour et la nuit, se mêlent, se confondent,
que l'âme est en surchauffe, hésite, vagabonde,
les larmes se dessèchent au fourreau des paupières.

Dehors la vie défile aux rubans de bitume,
sur l'asphalte brillant, les heures une à une,
alourdissent le dos et raidissent la nuque.
La radio en sourdine bafouille des nouvelles,
le pare-brise clignote au choc des insectes.

Le dernier kilomètre, corps gourd et bouche sèche,
le grand parc désert, lumières à la fenêtre.
Pas crissant au gravier pour mourir ou renaître.

Je tairai le silence

Je tairai le silence,
en mouvements soyeux, en arpèges immobiles.
Je serai le bruit blanc, cette attente invisible,
le sourd bourdonnement accroché aux aiguilles,
le balancier du temps qui résonne et oscille.

Ce vide indélébile, la promesse des heures,
le voyage du sang à tes lèvres qui brillent,
la bouche cherchant l'air à ta bouche insoumise,
ce feu sans artifice qui valse sous tes cils.

Je serai plus ou moins.
Si fier de mes guenilles quand tu les ôteras,
hésitant, malhabile, si heureux d'être là.

L'âme criblée d'étoiles

L'âme criblée d'étoiles, l'homme songe et attend.
Couché au lit du vent, seul au ballet des vagues.
C'est le cœur mi-clos,
le regard haletant qui plonge à l'océan,
embruns, bouquets d'écume,
il remonte le temps.

Imagine un instant,
tous ces milliers de jours, ces milliers de réveils,
ces aubes si parfaites, ces amours éternelles,
ces milliers de caresses retournés au néant.

Ne restent que les rides ornées de cheveux blancs.
Quand le futur s'efface, se conjugue au présent,
lorsque tout semble vain,
l'âme criblée d'étoiles, l'homme songe et attend.

NON-DITS

Vos silences me manquent,
Vos non-dits, ces maitres silencieux,
qui coulaient de vos lèvres, débordaient de vos yeux.
Vos absences limpides, vos comptes à rebours,
ce tic-tac amoureux, ce vide de velours.
Cette attente invisible en battements de cœur,
quand les yeux sous les cils inventaient des promesses.
Le moindre frôlement devenait la caresse,
l'espoir d'un ailleurs, un souffle de dentelle,
Mais, l'avais-je bien dit ?
je vous trouvais si belle!

INDICIBLE

Ici, nulle harmonie,
Juste un silence opaque, agrippé au bruit sourd,
cœur cognant, arythmique, gonflé d'un sang trop lourd.
Quand l'ivresse s'en vient,
coule à la carotide, rouges allers- retours,
éternel voyage, erratique, au long court.
Plus d'aube, de soleil, au fracas invisible,
seul au brouillard épais, au battement fragile,
de l'âme qui se tait au futur indicible.

CONTRE JOUR

J'ai trébuché cent fois,
aux arêtes acérées, si coupantes du doute,
vécu milles aventures au soleil brulant.
À la croisée des vents, je reprenais la route,
masquant mes cicatrices aux guenilles du temps.
Mais les jours sont passés, et les ans chaotiques,
je tombe plus souvent et les murs se lézardent,
Le cœur est moins agile quand  l'âme prend des rides.
J'irais vers le couchant, seul héros de ce film,
contre-jour, chevauchant vers ces mondes arides.

AINSI

Ainsi  donc, c'était vous ?
Cette âme qui murmure, ce doux frémissement,
cette aurore si pure, ce vent tiède enivrant.
Vous étiez cette soie, ce ballet de caresses,
elles étaient tout émoi, vos mains de pècheresse.

Je vous rêve parfois, étourdi, belle ogresse,
gémissante, vêtue de ce corps nu,
en absolue maitresse.
Vos lèvres insatiables, comme avides promesses,
dessinant à la peau ces frissons de tendresse.

Vous étiez tout cela, cet océan de courbes,
de plaisirs, de supplices, de doigts enchevêtrés.
Quel plus bel écrin que cette chair si tendre,
Vous étiez et je suis, désireux de tout prendre.

COMETES

C'est à l'heure la plus sombre, au plus noir de l'obscur,
quand les étoiles meurent, s'effacent unes à unes,
que le silence épais s'étale comme la brume,
que ma bouche, mes lèvres, assouvies et heureuses,
dessinent mille comètes à ta chair lumineuse.

LE CHANT DU CYGNE

C'est la vie qui serpente, s'étire malhabile,
entre voies sans issue, opaques et limpides,
et mille vents solaires, mille aurores lunaires.
les jours d'une nuit, sans avant, sans après,
les demains orphelins, d'aujourd'hui et d'hier.
Voilà le chant du cygne, au vacarme immobile,
écrire une prière vibrante et inutile,
savoir, comment, pourquoi ?
Déchirer le ciel noir, son obscur silence.
Enfin s'abandonner,
juste fermer les yeux, s'endormir dans l'attente.