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Affichage des articles du mars, 2016

SONGE

Quand l'odorant silence des femmes invisibles,
aux courbes esquissées, aux lèvres attentives,
se met à parfumer, corps de brunes, de blondes,
de rousses pimentées, formes lascives et rondes.

Lorsque la nuit frissonne, se love, s'abandonne,
aux songes capiteux, rêves qui déraisonnent,
aux mains qui se délient, s'égarent, se consomment,
s'attardent à l'envie, au désir qui résonne.

Aux ventres rugissants, qui se prennent, se donnent,
au souffle, à l'air vibrant, au sang qui tourbillonne,
sous la peau, dans la chair, à l'unique tourment,
ultime don de soi, au monde des amants.

NOS MAINS

Ce sont nos mains, nos paumes et nos doigts,
qui hésitent, s'invitent, se glissent à nos émois,
à la peau qui palpite, au voyage de soie,
à la tendre conquête, quand le désir est là.

ALPHABET

Je te sais mot à mot,
syllabe après syllabe.

Alors j'épelle encore,
J'écris et je récite.
Je te vois les yeux clos,
au désir qui insiste.

PARANO

Mots sombres et précis,
en équilibre instable au fil du rasoir.
Délire, paranoïa,
pas d'aube, pas d'aurore,
c'est juste un long couloir, un sombre corridor,
des murs gris qui ruissellent, ricochent à la pénombre.
Ne reste que la nuit au fond de ma valise,
des remords, des regrets, aucune terre promise.
Quand le temps se dérobe au néant chaotique,
la mort hurle au présent, au futur nostalgique.