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Affichage des articles du novembre, 2016

Insomniaque

Le désir insomniaque,
quand l'âme au bord des lèvres, s'envole en gémissant,
que le cœur haletant tambourine à ta porte,
glisse au peignoir de soie,
tout de toi, tout émoi,
vacille et puis m'emporte.

Tu rends ma peau heureuse,
en caresses aériennes, en frôlements fiévreux.
Belle fête païenne dont je deviens le roi,
déesse amoureuse, aime du bout des doigts.

Toi, moi, nous

Toi, moi, nous,
Nos ombres titubantes à l'envie, au désir,
la pluie comme un verni aux pavés centenaires.
Puis la bouche béante d'une porte cochère,
balustrade de bois et odeur d'encaustique.

Laisser aller mes doigts au nylon de ta cuisse,
sentir nos égos, se fondre, se dissoudre.
Ton ciré entrouvert, dessine un nouveau monde,
quand nos chairs se heurtent, s'emmêlent, se découvrent
à nos ventres haletants, si pressés d'en découdre.

L'oubli en un instant, le corps perd la tête,
enfin mordre ta bouche en tendres mots d'amour,
et conserver ta main pour reprendre la route.

Peinture Pascale Taurua