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Affichage des articles du 2017

Never ending story

Il y a si loin de ta bouche à mes lèvres,
Un horizon lointain qui fuit quand je m'approche.
D'invisibles barrières, une invisible fièvre.
Tu es ma renaissance, mon désir impossible,
Ce jour sans lendemain, l'amour irréductible.
Je veux juste ton cœur, tout nu contre le mien,
La voilà notre histoire sans début et sans fin.

Enchantez-moi

Enchantez-moi Madame ! Enchantez-moi encore. Laissez-moi impatient, palpitant à vos ors. Sentez rouler en moi cette ivresse profonde, cette fièvre invisible, le plus troublant des songes.
Enchantez-moi encore ! Dites le moi en mots, en regards, en caresses, ce trouble, cet émoi, cette tendre faiblesse. Faites de moi ce fou, ce démon romantique, ce diable inassouvi à d'infernales quêtes.
Enchantez-moi encore, en fragrances lascives, au parfum de votre être. Sans regret, sans remord offrez le moi ce monde dont vous êtes le maitre.

Putain que je t'aime...

Putain que je t'aime...
Comment donc le dire de manière élégante,
en mots tendres, légers, en formules brillantes.
quand tout au fond de moi, comme une plaie béante,
ce fou désir de toi déraisonne à l'attente.

Putain que je t'aime...
Regarde les mes mains qui vibrent, impatientes,
s'égarent à tes rondeurs en courbes flamboyantes,
dessinent l'infini en arabesques obscènes,
en caresses profondes, en émouvants blasphèmes.

Putain que je t'aime...
Laissez moi te le dire au lumineux silence,
te l'avouer enfin, la tendre appartenance,
nos chairs enfiévrées à d'hérétiques errances,
toi, moi, abandonnés aux aubes jouissantes.

A la fin

A force de caresses, de mots doux , de mots crus, vous emmener au loin mon merveilleux amour, vous donner le vertige, vous voilà cotonneuse,éthérée , lumineuse, au flot de nos désirs. Palpiter contre vous au lit de la pénombre, entremêler nos chairs, nos bouches vagabondes.Les unes après les autres, franchir  les barrières, souffle court et yeux clos vous aimez toute entière.Puis les souder entre elles nos âmes invisibles, tour à tour légères, fiévreuses, haletantes.Perdre pied à la fin, au néant immobile, être vous, être moi à l’amour fragile.

Le Loup

Je fus, ce loup alpha, ardent et vigoureux. Traversant la nuit en tête de la meute. Je fus ce hurlement qui déchirait la lune. Je fus ces babines retroussées, ces crocs acérés, prompt à déchirer la chair. Je fus ces yeux pailletés d'or, ces traces d'infini où l'humain avait perdu ma trace. Je fus tout cela et bien plus encore… Je suis vieux maintenant, solitaire loup gris, sans meute, sans compagne. Errant, au cœur de la foret si sombre. Boitant, une patte brisée, arrachée aux mâchoires d'acier d'un piège bien caché. Les premiers flocons volètent déjà sous le ciel gris, bientôt l'hiver sera là, la neige recouvrira tout, jusqu'aux souvenirs. Je reste là, assis, le poitrail droit, la tête haute. Je hume une dernière fois l'air de la foret, toutes ces senteurs magiques En face de l'autre côté de la rivière, à plat ventre aux pieds des bouleaux, il y a un homme, un fusil. Il attend, silencieux, puis épaule, vise. Il va tirer, il tire….

Paco

Paco est mort le premier, sans prévenir. Un éclair, suivit d'un bang métallique, une seule balle dans la gorge. Il s'est affaissé sans bruit dans le sable, les yeux grands ouverts. Dans la famille de Paco, les hommes ont l'habitude de mourir jeune, bien avant le point final. Ils s'attachent à être père avec une bienveillance silencieuse jusqu'au dernier souffle. Ils vivent à la hâte, avec une fierté, un honneur dérisoire. Ils passent… Jamais de grandes maisons de famille, bourdonnantes de petits enfants, pas de grand pères, de sages aux cheveux blanc qui racontent une guerre. Des femmes encore jeunes, veuves et courageuses. Certaines referont leur vie, d'autre non. Paco n'a pas eu de grand père, son père non plus. Des destins pointillés, des trous béants. Et cette manie du beau geste, celui que personne ne remarque, ce sacrifice vain, inutile, mais beau parce que invisible. Ce soir Paco est mort, dans la nuit transparente, le fils de son fils n'…

Bu

Bu le philtre d'amour à même le creuset,
A ta chair, à ta peau,
A la tendre étroitesse de ton jardin secret.
En mots indélébiles, gémissement muets,
Dévoré un à un, tes remords, tes regrets.
En rêves turgescents, en pensées érectiles,
Enflammé mille phrases en caresses habiles.
Rester là, haletant, le désir en coulisse,
Métronome vibrant à tes feux d'artifices.

Firmament

J'ai tout aimé de vous, vos ombrages brûlants, 
la flamme sous la peau et les rides de l'âge,
Dessiné à dessein l'entrouvert d'un corsage,
esquissé de mes mains ce tendre paysage. 
J'ai lu dans vos yeux clos, tant de folles prières
puis écrit tant de mots, jetés à vos rivières. 
Vous fûtes, vous étiez, vous êtes, 
vous serez la maitresse invisible de mes égarements.
Le point de non-retour,
ma déesse de chair vibrante au firmament.

Je vais..

je vais, je viens aussi, je m'égare sur les dunes rosées de ton corps de sable chaud. Je me gorge du miel moiré de tes lèvres. j'hésite à tes non-dits, à tes mots diaphanes. Je te picore, te goute, je deviens vent chaud, caresse tendre, le frôlement mouillé de tes sucs si tendres. je vole à ton sommeil, en secousses brûlantes, je me noie dans ton ventre, jaillis puis ressuscite au fond de tes yeux sombres. Tu me repousses, tu m'attires, je te lèche, te mords, glisse sous tes paupières. Ta langue coule en moi, ta bouche me salive et m'aspire. Je deviens ivre. Je sombre à tes murmures. Tu gémis, tu rugis, bats des ailes, des jambes, tu t'envoles et je tremble.

Vespérale

D'aubes noires en nuit blanches, j'errais,
J'allais comme un zombie, à vos réminiscences,
A la sombre douceur, à vos tendres fragrances, j'allais !

Vous étiez vespérale, tendre à la tombée du jour,
Élégante toujours, corsetée de silence,
Ôtant dans la pénombre, vos velours d'attente.

Robe noire, blanche ou bleue qui glissait sur tes hanches,
En vague lumineuse, à la peau impatiente,
Nos âmes se frôlaient en arabesques lentes.

Menteuse

J'avais l'âme rugueuse, le cœur gourd, endormi.
Perdu aux cotillons de cette vie trompeuse,
Je dessinais des cercles, des volutes fiévreuses,
D'invisibles désirs, d'éphémères conquêtes.

Le soir est rougeoyant et les aubes sont blêmes,
En secondes hypnotiques, en éloges funèbres,
Les jours sont passés dans leur manteau de terre.

Ça n'est que dans les films que la fin est heureuse,
Il m'a fallu du temps, tant de paroles creuses,
Pour comprendre enfin que la vie est menteuse.